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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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jusquà laPaix deRastadt.

518 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

SscTfON le sentiment de son petit-fils fur ce sujet. Gaultier informa donc les Mi-XìX. niíbes du Congrès de la raison du retardement, qui étoit que Philippe na-Píijloirí de vo j t paS enco re rendu réponse.

dUtrecht, Louis prévoiant les difficultés qui naissoient de la mort du Dauphin & deb de ce qui tant dautres Princes du Sang, fit part de ses sentimens au Roi Catholi-sefi passé que , dès le mois de Mars, sen rapportant à lui fur lalternative de conti-nuer la guerre. ou de renoncer à la Couronne de France. II lui conseil-loit dexaminer mûrement létat des affaires en France & en Espagne,les moyens quils avoient de continuer la guerre, de consulter fa propreinclination, & de prendre son parti en conséquence. Les négociationsfurent suspendues, jusquà ce quon eût la réponse de Philippe, parce-quon regardoit cet article comme essentiel, pour prévenir laggrandis-sement excessif de la Maison de Bourbon. Le Roi pressa son petit-filsde prendre fa résolution ; les Plénipotentiaires commençant à simpatienter,Louis proposa que le règlement de la succession dEspagne , approuvé &publié dans lassemblée des Cortes ou Etats de Castille & dArragon, seroitreçu par les Alliés, comme une fureté suffisante contre lunion des deuxCouronnes; mais cette proposition fut rejettée, parcequon ny trouvoitpas la fureté requise sur un article fi important. Pour prévenir la rup-ture du Congrès le Roi dans une Lettre au Ministère dAngleterre,proposa une autre alternative, cétoit quau cas que Philippe refusât derenoncer aux droits de fa naissance & à ses prétentions à la Couronnede France, le Roi très - Chrétien, entreroit avec la Reine dAngleterredans toutes les mesures quon jugeroit nécessaires pour déterminer Philip»pe, & pour assurer la conclusion dune paix, quon avoit déja si fort avan-cée. On peut juger de la peine se trouva Louis XIV. avant que denvenir, M. de Saint Jean dressa la réponse. Elle contenoit des assuran-ces, que la Reine seroit charmée dune paix, que le Roi trouveroit lui-même équitable. Que dans la vue de rendre tout plus agréable au RoidEspagne, elle laissoic à présent au choix de ce Prince, ou de renon-cer aux droits de fa naissance & de conserver la Monarchie dEspagneavec. les Indes, ou de renoncer à celle-ci, pour assurer son droit à la Cou-ronne de France, & davoir en échange de lEspagne & des Indes, leRoyaume de Sicile, dont il étoit en possession, le Royaume de Naples,avec les Duchés de Savoye de Montferrat & de Mantoue ; & quau casque lui ou quelquun de ses descendans parvint à la Couronne de France,ces Etats y scroient annexés, à la réserve de la Sicile, qui seroit cédée àla Maison dAutriche. Suivant ce projet le Duc de Savoye fesoit lavanta-geux échange de ses Etats pour lEspagne & les Indes. Mais le projet al-la en fumée par le parti que prit Philippe de renoncer à toutes ses préten-tions à la Couronne de France, plutôt que de quitter le trône dFsspagne,fur lequel il avoit plu à Dieu de le placer, aprés avoir eu à surmonter uneinfinité dobstacles.

Lunion établie entre Louis XIV. & la Reine dAngleterre, mettoit ceprince en état de parler aux Hollandois fur un autre ton, quil navoit fait àGertrudemberg. Volant que les Etats insistoient toujours fur leurs chiméri-ques Préliminaires, il écrivit à ses Plénipotentiaires pour les informer de