HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 5 -
rer avec une considérable perte; cependant la Place capitula peu de teiisj-cr™âpres, & le Marquis de Granby réduisit tous les Forts & les Châteaux XXides environs. L Armee Françoise continua à se retirer, & ses magazins f esne detomberent entre les mains des Allies, ce qui dans ce tems-íà leur valoir L ' m l s , xv -mieux qu’une conquête; Broglio étant aïnfi chassé de la Hesse le PrinceFerdinand fe di Sp osa à affieger Cassel. La saison de I’®SpLa,o“^—pas naturellement de le faire alors, quoique les Hanovriens sous le GénéralSporke eussent chasse les François de Bamburg. Marpourg & Zieeenha.gen furent bloques. Avec tout cela cette impétueuse irruption ne àtgueres aux Allies que leur subsistance. £ n lançant, ils laissèrent unegrande etendue de Pays dernere eux où l'ennemi avoit des garnisons &ils avoient Brogho avec une Armée supérieure en tête. Le Comte de VauxGouverneur de Gottingue, prit Duderstadt, & força Sporke de se retirera 1 Armee du Prince Ferdinand. Broglio, aiant rassemblé toutes ses forces, attaqua le Prince Héréditaire proche de Granberg, mit en dérnnrp ]Jpartie la plus avancée de l’Armée des Alliés, où étoient les HannîrïïLles Hessoïs, & les Troupes de Brunswick, & sit deux mille ; ? nens »
Les Alliés abandonnèrent alors le siégé de Cassel, après vingtde tranchée ouverte; le blocus de Ziegenhagen fut levé, & fe pCFerdinand fut oblige de se retirer vers le Dymel, & d’aller occuper s 2
anciens quartiers. r
Quoique l’irruption de ce Prince dans la Hesse fit un grand éclat Ch**»*.elle ne fut d aucun avantage solide aux Alliés, ni ne causa beaucoup dè^'Kpréjudice aux François. Rien ne pouvoít désormais contenter Je Mi I762 -nistere Anglois, que de réduire la France à fêtât le plus humiliant nequippa a grands frarx une Flotte pour conquérir Belle - iíle, isle sabíon*neuse L stérile, & uniquement pour avoir la gloire de se rendre maître d’un lieu qui éton a la vue & sous la protection du Royaume dèFrance. Le Commandeur Keppel eut le commandement de la Flotte& le General Síodgson celm des Troupes de terre. Ils firent descente’e 25 d Avril, avec beaucoup de peine & de perte; Palais, ia príncipa?le Place de J Isle, capitula le 7 de Juin. *
Une guerre si glorieuse mais de si peu de fruit, commença à être c , rconsidérée comme une brillante calamité, & les gens sages des deux L d ia faTxrions souhaitoient intérieurement la paix, On avoit entamé des négocí 1763. *uons a Augsbourg, mais avec peu d’apparence de succès à cause des nrTtentions incompatibles des Parties intéressées. On crut aue si n 1 -lés entre f Espagne f Angleterre étoient une sois accommodés, cdamn'
droit la paix a 1 Europe. M. Buflì sot donc envoyé à Londres %
Stanley h Pans. Le premier négocioit pour le Duc de Choiseu]
Ministre de Francele premier homme d’un génie vrayement ’nEîequ’on y eût vu depuis un siecle. Le second agissoit fous les . n r P Ì ^
Mr. Pin, k Ministre populaire de la Grande Bretagne. Nous aÍSnsrendu compte, dans l’Histoire d’Espagne, de cette négociation & de ses cir-constances ; il soffira donc de dire ici que le Traité définitif soc signé àPans le ro de Fevner 1763, & par la la paix sot encore rendue à f Europe.