Sect. I.Descript.deMantouellijì. desGonzague
DiversPrinces luid'fputentces Souve-rainetés.
Le Duc deMantoueest mis auban deh'. Empire.
11 est fou ‘
ter ’U par laFrance Ô?les Vint-liens,
Politique
fst conduitedu Cardinalde Riche-lieu.
37 3 HISTOIRE DE DUCHÉ
Montferrat, en vertu de son propre droit & de celui de sa belle-fille. On<doit le ressouvenir que les Empereurs d’Allemagne avoient toujours regardéMantoue, ainsi que les autres Duchés & Etats d’Italie,. comme des Fiefs deTEmpire; & qu’ils se croyoient en droit de disposer de la succession, sur-tout lorsqu’il se trouvoit plusieurs Compétiteurs qui y prétendoient k la fois..Or, dans le tems dont nous parlons, le Duc de Guastallon & les autresPrinces de la famille de Gonzague, avoient établi leurs prétentions furieDuché de Mantoue, selon qu’ìls s’estimoient plus ou moins en droit d’aspi-rer à cet héritage. Cela obligea l’Empereur de mettre le Duché en séques-tre, jusqu’à ce que Tassasse fut décidée entre les prétendans. Ce Prince fit:dire en même tems au Duc de Nevers,, qu’il panchoit à lui donner la pré-férence. CO
Louis XIII, alors Roi de France, ne cherchant qu’une occasion de mor-tifier TEmpereur, excita le Duc à ne pas se soumettre au séquestre; mais àsoutenir ses droits par la force.. Le Duc, trop crédule, suivit ce conseil,alors TEmpereur considérant cette démarche comme une infraction réelle àson autorité, le mit sous le ban de TEmpire, & ordonna au Gouverneur deMilan d’exécuter ses volontés.. Celui-ci, en conséquence des ordres de son»maître, vint mettre le Siégé devant Casai, qui resusoit de se soumettre auséquestre. L’on venoit de terminer en France la guerre contre les Prote-stans; ainsi Louis pouvoir cn sûreté employer toutes ses Troupes dans Tira-sse. Ce Prince passa les Monts, vint faire lever le Siégé de-Casai, & peude tems aprè^ retourna en France., Dès qu’il sot retiré, les Impériaux serépandirent dans TItalie: les affaires devinrent sérieuses.& la guerre très-san-glante. l’Espagne se joignit à l’Empereur, & les Vénitiens au Duc qui fierde cette nouvelle alliance, méprisa les conseils de ses meilleurs amis. Ils eu-rent beau lui représenter que la France,, en le soutenant, ne cherchoít qu’àremplir fes propres vues &,. supposé quelle lui donnât l’investiture deMantoue,, qu’il l’auroit acquise au prix du sang de ses Sujets, auxquels ilseroit en horreur , tant qu’il n’auroit pas reçu la sanction de l’Empire. Lez .François & les Vénitiens virent avec peine l’alliance du Roi d’Espagne avecTEmpereur; mais ni Tune, ni Tautre de ces Puissances ne jugèrent à pro-pos de se déclarer contre TEspagne , alors fortement unie à la Maison deSavoie, qu’il étoit essentiel de ménager, & qui, par la situation'de ses E-tats, pouvoit facilement arrêter la marche des Troupes Françoises. LeCardinal de Richelieu, alors premier Ministre de France,, suivant Timpé-tuosité de son humeur alciere, se mit lui-même à la tête d’un Corps deTroupes, avec lesquelles il marcha contre la Savoie.. Là il tâcha de. sorpren-'dre ce Duc,, tantôt en lui tendant des piégés, tantôt en négociant un accom-modement. Les choses allèrent même si loin, que ce fut avec beaucoup depeine que le Prince de Savoie se réfugia à Turin ; ( 2 ) mais Pignerole totn-Bâ entre les mains du Cardinal, qui, par cette conquête , établit ainsi lapuissance des François dans cette partie de TItalie. La guerre continuoic
(i)-Guichenon. Ilifl. génial, de la Roy. Mais. de Savoie. Régns de Charlea-Etnmamie! II.
(a) Léamlre Albert. Etat ancien & moderne de* Duchés de i'serenoe, LLutouv».Modene., Parme & Bologne.