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37 (1776) L' histoire de Naples et de Sicile, de Férrare et de Modène, de Mantoue, des républiques de Pise, Lucques, Sienne et St. Marin, et le commencement de l'histoire de Savoie, de Piémont et de Sardaigne
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Sect. I.Descript.deMantouellijì. desGonzague

DiversPrinces luid'fputentces Souve-rainetés.

Le Duc deMantoueest mis auban deh'. Empire.

11 est fou

terU par laFrance Ô?les Vint-liens,

Politique

fst conduitedu Cardinalde Riche-lieu.

37 3 HISTOIRE DE DUCHÉ

Montferrat, en vertu de son propre droit & de celui de sa belle-fille. On<doit le ressouvenir que les Empereurs dAllemagne avoient toujours regardéMantoue, ainsi que les autres Duchés & Etats dItalie,. comme des Fiefs deTEmpire; & quils se croyoient en droit de disposer de la succession, sur-tout lorsquil se trouvoit plusieurs Compétiteurs qui y prétendoient k la fois..Or, dans le tems dont nous parlons, le Duc de Guastallon & les autresPrinces de la famille de Gonzague, avoient établi leurs prétentions furieDuché de Mantoue, selon quìls sestimoient plus ou moins en droit daspi-rer à cet héritage. Cela obligea lEmpereur de mettre le Duché en séques-tre, jusquà ce que Tassasse fut décidée entre les prétendans. Ce Prince fit:dire en même tems au Duc de Nevers,, quil panchoit à lui donner la pré-férence. CO

Louis XIII, alors Roi de France, ne cherchant quune occasion de mor-tifier TEmpereur, excita le Duc à ne pas se soumettre au séquestre; mais àsoutenir ses droits par la force.. Le Duc, trop crédule, suivit ce conseil,alors TEmpereur considérant cette démarche comme une infraction réelle àson autorité, le mit sous le ban de TEmpire, & ordonna au Gouverneur deMilan dexécuter ses volontés.. Celui-ci, en conséquence des ordres de son»maître, vint mettre le Siégé devant Casai, qui resusoit de se soumettre auséquestre. Lon venoit de terminer en France la guerre contre les Prote-stans; ainsi Louis pouvoir cn sûreté employer toutes ses Troupes dans Tira-sse. Ce Prince passa les Monts, vint faire lever le Siégé de-Casai, & peude tems aprè^ retourna en France., Dès quil sot retiré, les Impériaux serépandirent dans TItalie: les affaires devinrent sérieuses.& la guerre très-san-glante. lEspagne se joignit à lEmpereur, & les Vénitiens au Duc qui fierde cette nouvelle alliance, méprisa les conseils de ses meilleurs amis. Ils eu-rent beau lui représenter que la France,, en le soutenant, ne cherchoít quàremplir fes propres vues &,. supposé quelle lui donnât linvestiture deMantoue,, quil lauroit acquise au prix du sang de ses Sujets, auxquels ilseroit en horreur , tant quil nauroit pas reçu la sanction de lEmpire. Lez .François & les Vénitiens virent avec peine lalliance du Roi dEspagne avecTEmpereur; mais ni Tune, ni Tautre de ces Puissances ne jugèrent à pro-pos de se déclarer contre TEspagne , alors fortement unie à la Maison deSavoie, quil étoit essentiel de ménager, & qui, par la situation'de ses E-tats, pouvoit facilement arrêter la marche des Troupes Françoises. LeCardinal de Richelieu, alors premier Ministre de France,, suivant Timpé-tuosité de son humeur alciere, se mit lui-même à la tête dun Corps deTroupes, avec lesquelles il marcha contre la Savoie.. il tâcha de. sorpren-'dre ce Duc,, tantôt en lui tendant des piégés, tantôt en négociant un accom-modement. Les choses allèrent même si loin, que ce fut avec beaucoup depeine que le Prince de Savoie se réfugia à Turin ; ( 2 ) mais Pignerole totn- entre les mains du Cardinal, qui, par cette conquête , établit ainsi lapuissance des François dans cette partie de TItalie. La guerre continuoic

(i)-Guichenon. Ilifl. génial, de la Roy. Mais. de Savoie. Régns de Charlea-Etnmamie! II.

(a) Léamlre Albert. Etat ancien & moderne de* Duchés de i'serenoe, LLutouv».Modene., Parme & Bologne.