DE M A N T O U E., Liv. XXIV. Oh, XI. 385
Te Conseil de l’Empire avoir cité le Duc & les Comtes de Berera & de Fici-ni, ses Ministres, pour venir se justifier, par rapport à la reddition de Man-toue aux François; & pour entendre prononcer contr’eux la Sentence de laconfiscation de leurs Etats Sc de leurs Biens. I.e Baron de Seyler fit encorepart à la Dicte d’une autre Ordonnance du même Conseil, par laquelle tousles Officiers & Vassaux du Duc étoient déchargés du ferment d’obéissance.L’Empereur fit nuíïï parvenir à tous les Princes d’Italie ôç h leurs Vassaux,une Lettre circulaire, pour les exhorter à rester fideles à leur Souverainlégitime.
Le Duc se voyant entièrement disgracié à la Cour Impériale, alla sc ren-fermer dans Mantoue , & prit ouvertement le parti de la France, soit parintérêt, soit par inclination, La Duchesse Isabelle de Guastalla, son épou-se, étant morte , les François persuadèrent à ce Prince de faire un tour enFrance, où il fut reçu du Roi Louis avec toutes les démonstrations de laplus sincere amitié. Pour rattacher davantage à scs intérêts, ce Monarquelui fit épouser la Princefie d’Elboeuf, Je nommant en même tem$ Généraldes Armées Françoises en Italie. (1) Cette dignité satisfit pleinement Ja va-nité du Duc. En retournant dans son pays, il alla prendre posicífion dcson nouveau poste dans l’Armée du Duc de Vendôme ; mais cette démarchene fit que l’expofer à la risée des Soldats, & même de toute l’Europe. Tan-dis , que tout occupé de fa nouvelle charge, le Duc s’amufoic à en remplirles devoirs, la guerre prit un autre tour en Italie, & les François se virent,en 1707, obligés d’abandonner Mantoue, fans avoir pu ménager aucun ac-commodement en faveur du Duc. ou de son épouse. Alors ì! se retira sur leterritoire de Venise, où il lui restoit encore quelques domaines, & mourutle 5 de Juillet, 1708. Comme il ne laiílà pas d’hériciers légitimes, ! "investi-ture de Mantoue fut réclamée pnr nombre de Prétendnns, tant des Maisonsde Guastalla, que de celles de Lorraine. Mais 1 "Empereur les mit d accord,en gardant pour lui-même le Duché de Mantoue, & en accordant celui deMontferrat au Duc de Savoie. Quoique nous ne prétendions point discuter,ici la solidité des réclamations en faveur de cette succession, nous dirons pour-tant que la Maison de Lorraine y avoit plus ds droit qu’aucune autre. De-puis la mort du dernier Duc dc Mantoue, l’on a annexé ce Duché hcelui de Milan,
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SECTION II.
Des principales Branches 4e la Maison de Gonzague,
N ous avons parlé dans la Section précédente de plusieurs Branches de laMaison de Gonzague, telles que les Maisons de Guastalla, de Sabio-«etta, de Bozzolo, de Caíliglione, &c. INous en evons même indiqué les
(0 Guichenon. Etat ancien & moderne des Duchés de Florence, Mantoue 1 Modene,“arme & Bologne.
Tome XXXVIL C c o
Sect. II.Principa-les branchesde la Maì>fin desGonzague,
Il vi ení'ranct.
Difime:des Fran-çois en Itìlie; (fiMalteur
du Duc,
Sa mort
1708.
L'Empe-reur pr ar d tMantoue■ (fi cédoisMontferratou Dur.de Savoie.