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Premiere partie, tome premier.
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275
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Chap. III. des Réglés de l’Hydrauuque. 275íoit prendre ce discours, ne pouvant m’imaginer qu’un Sçavantde, la premiere Classe , tel que M. Leibnits, eut pensé que lors-qu un corps plongé dans seau venoit à descendre, il cessoit defaire partie de son poids ôc de presser le fond, comme il finiìnueen termes clairs ; car que le corps soit soutenu ou qu’il descende,d occupe toujours un volume d’eau égal au sien , qui ne peut êtresoutenu que par le fond du vaisseau 5 ôc pouvois-je croire qu’il nese fut point apperçu que pendant la descente du corps, le fond nepouvoir être soulagé que de fexcès de fa pesanteur sur celle deleau, dont il occupe la place, comme je crois l avoir prouvé ; ôcce qui paroitbien surprenant, c’est que M. de Fontenelle aprèsavoir forme les mêmes objections, semble vouloir prouver le sen-timent de M. Leibnits. Voici ses termes.

„ Maigre ces objections, le principe subsiste, quand on l’examine-- de plus prés ce qui porte un corps pesant en est pressé ; une ra-,, blc, pat exemple , qui porte une masse de fer d’une livre en est», presses, & ne 1 est que parce qu’elle soutient toute faction ôc tout„ ressort que la-cause de la pesanteur, quelle qu’elle soit, exerce sur,, cette masse de fer pour la pousser plus bas. Si la table cédoic„ ôc obeissoit a 1 action de cette cause de la pesanteur, elle ne se-„ roit point pressée Ôc ne porteroit plus rien. De même le fond d’un„ vase qui contient un liquide s’oppose à toute faction de la cause„de la pesanteur contre ce liquide ; si un corps étranger y nage ,

„ le fond s oppose aussi à cette même action contre ce corps , qui-„ étant en équilibré avec le liquide, en est à cet égard une vérita-a , ble partie ; ainsi le fond est pressé, ôc par le liquide ôc par le corps„ étranger, ôc il les porte tous deux. Mais si ce corps tombe il obéit-„à faction de la pesanteur, ôc par conséquent le fond ne la sou-„ tient plus, ôc il ne la soutiendra que quand le corps fera deseen--, du jusqu à lui ; donc pendant tout le tans de !a chûte le fond est fou-it lagé du poids de ce corps qui n est plus porté par rien , mais pouíîé par«la cause de la pesanteur, à laquelle rien ne f empêche de céder.

Le principe de M. Leibnits pouvant avoir lieu fans aucune mo-dification, lorsqu’il s’agira d’un corps dontla pesanteur specifiquefera infiniment plus grande que celle du fluide dans lequel il íera.soutenu, il ne s’en sert pas moins heureusement pour expliquerd’une maniéré ingénieuse ôc solide la cause des variations du Ba-r t>métre, comme-nous le ferons voir au commencement du. se—c °nd Volume, ou il sera parlé des propriétés de f air. Experimar

6; Pour voir si effectivement le fond d’un vaisseau étoit moins V” e ffíaxchargé quand le corps desisend, que lorsqu’il est soutenu dans seau, ZlpT'&í