Chap. II. des Moulins a Scier le Bois.ôcc. 54;
. 7 ll. Pour ne rien négliger de ce qui peur appartenir à ce Cha- Descriptionpitre, j’ajoûterai icy la description d’une Machine pour scier_le ^ g " r j- cierMarbre, dont le dessein qu’on voit sur la planche vient de M. u Marbre.Mord. , Plan. 4.
Peu de gens ignorent la maniéré dont on scie d ordinaire l eSblocs de Marbre ; on se sert d’une scie unie ôc sans dents, où deux & ^hommes font employez, un de chaque côté, qui de tems en remsjettent du grais pilé dans la voye de la scie pour user le Marbre,
& y font tomber de seau pour empêcher la scie de s’échaussetlamonture de la scie est désignée par la lettre A au plan ôc à l’élé-vation , aussi-bien qu’au profil exprimé par la troisième figure. Cettederniere montre que les bras de la scie sont creux en forme decoulisses, fur la hauteur de y pieds, pour répondre aux plus grosblocs qu’on a coutume de débiter: ôc comme la scie ne peut agitsur le marbre que par l’effort quelle fait pour s’y enfoncer, on sup-pose que chacune de ses extrémitez est chargée d’un cube deplomb, dont on déterminera la pesanteur dans Inexécution pour lafaire descendre à mesure que le travail avance ; cette monture, ou-tre les pieces de son assemblage est encore munie de deux oreil-les CC pour la soutenir, ôc la faire glisser sur les chevalets DD ,
Í >osez en droite ligne, ôc espacez de maniéré que la monture dea scie puisse facilement couler entre deux.
Comme l’on peut faire agir plusieurs scies à la fois, je ne parle-rai d’abord que d’une des deux qui est au plan: on voit que lapuissance doit être appliquée à une manivelle E de 12 pouces decoude, qui répond aune lanterne F de 8 pouces de diamètre, s’en-grainant avec une roue dentée G dont le diamètre est de x 6 pou-ces : àTeísieu de la roue G est une autre roue H qu’on ne peur voirque dans la premiere figure , étant cachée au plan fous la piece I.
Cette roue qui a 20 pouces de rayon jufqu’aux extrémitez de sesdents, n’est dentee que fur la moitié de fa circonférence : ces dentss engrainent avec les coches de la cremaillere I > attachée par unede ses extrémitez à la monture de la scie, ôc à l’autre est une cor-de, qui après avoir passé sur une poulie, va aboutir à un poids K.
Quand la puissance fait tourner la manivelle , les dents dc laf°ue H rencontrant celles de la cremaillere I, l’obligent malgré^ Pesanteur du poids K, de faire un chemin de 30 pouces de lâpuche à la droite, alors la scie est poussée du même côté, ôc quandroue H a fait une demie révolution, ne présentant plus de dents^ Ul Accroche la cremaillere, l a scie est ramenée de la droite à laSouche p ar sa&ioii du poids K ; ainsi il faut que la manivelle fasse