Z4-6 Architecture Hydraulique, Livre II.riot qui porte la piece qu’on veut percer par le moyen de la rouedentée G, mise en mouvement à laide des hampes H ôc I, dont lapremiere accroche les dents de la roue G pour la tirer de H en F,& la seconde pousse au contraire cette roue d’un sens opposé ; ÔCcomme cette derniere manoeuvre est à peu près la même que celle.qu’on a vu dans la description que j’ai faite du premier moulin pourscier le bois, (691) on concevra aisément que Taxe K de cetteroue qui ne bouge point de sa place ayant deux lanternes qui s en-grainent avec les dents du chariot, la piece à percer doit néces-làirement avancer toujours avec la même force à la rencontre dela tarriere, ôc d une maniéré fi simple ôc fi naturelle, que cette ma-chine. ne peut pas manquer de réussir lorsqu'elle fera bien exé-La tarriere pouvant avoir depuis 9 jufqu’à 12 pieds de longueur,ìl a fallu en soutenir le poids, afin qu’elle ne plie point, ôc qu’elscperce toujours d’une maniéré uniforme : la difficulté a été de fairecn forte que les supports ou lunettes L ne fassent point d’obstaclesau chemin du chariot ; voici l’expédient qui a paru le plus com-mode.
Si l’on considéré la cinquième ôc la sixième figure , l’on verraFi0.4.5“. deux réglés à coulisses c, c , qu’on íuppofe arrêtées à quelque piece6 ôc 7. de la charpente du moulin; ces coulisses embrassent une petiteplanche suspendue à une corde, au bas de laquelle on a attaché les.lunettes b , b , avec des charnières aux endroits E ; ôc asin qu’ellesne s’écartentpas hors du plan vertical, elles font accompagnéesd’un tenon /, fait en quart de cercle encastré dans l’épaisseur de laplanche ct, ou elles peuvent jouer librement : fur l’épaisseur d’unedes lunettes est attaché un ressort g, qui fait qu’elles ne peuvent fejoindre qu en les contraignant d’entrer par le bas dans une entailleou mortoife d, pratiquée dans l’épaisseur d’un bout de réglé, alorsces deux pieces n en composent plus qu’une percée d’un trou dan»lequel doit passer la tarriere. ( Fig. 5.)
L’on volt par la quatrième figure que la corde à laquelle est at-tachée la planche a, passe fur deux poulies b ; qu’à l’autre bout decette corde est suspendu un poids i qui repose sur une trape N, sc-Plan. 5. quelld 1 est appuyée d’une part à l’endroit 0, ôc attachée de l’autreFig. 4 r* ^ a - ur>e âarniere à un levier K, qui a son centre (sc mouvement& 6 . un / à une piece de charpente h 5 de sorte qu’appuyant contre 1 ex-trémité M du levier, la trape N abandonne l’appuio, sc poids des-cend ôc fait monter la piece a ; alors les lunettes b, b sortent dç scpnortoise d, ôc le ressort g les écarte.