Band 
Premiere partie, tome premier.
Seite
375
JPEG-Download
 

Chap. IV. des Machines pour les Epuîsemens; 37?íà'iun puisard ou pision B qui n est autre chose qu’un petit coffre sansfond auíîi garni de cuir, ayant un couvercle E qui tient lieu d uneseconde soupape. Ce coffre est attaché à deux bandes de fer, atravers lesquelles paffe une barre de bois D, qui facilite aux ma-noeuvres le moyen de lever 6c de baiffer le piston dont le jeu estde 1 § pouces.

Cette pompe étant placée à un endroit ou on veut faire unépuisement, de maniéré que la soupape C soit submergee, onremplit d’eau tout le corps de la buse aán d’en chasser 1 air ; aprèsquoi le piston étant mis en mouvement, seau de la source monte,

& sort par le canal de décharge F, ce qui arrive par le jeu alter-natif des deux soupapes , comme on le va voir.

Lorsqu’on baisse le piston. la soupape C se ferme, 6c sautre Es’ouvre ; seau de la buse passe au-dessus du piston, lequel étant le-vé, fa soupape sc referme, 6c celle d’en bas s’ouvre par factiondu poids de l’air qui contraint seau de la source de monter dansla buse » peu âpres lorsque le piston vient à descendre , la soupaped’en bas se referme, celle d’en haut s’ouvre, 6c il arrive la mêmemanoeuvre que cy-devant.

7 f 7* Celui qui a imaginé cette machine qu’il croyoit bien pré- Effet sur*ferable à un chapelet vertical, ayant donné au piston p pouces en t renam * equarté 6c 1 6 pouces de jeu, afin qu’à chaque relevée il épuisât les^ sítrois quarts d’un pied cube d’eau, dont la pesanteur est à peu prèsde j2 sb, s’ctoit imaginé que deux hommes le feroient aisémentmouvoir, n ayant chacun a soutenir qu’environ 26 sb d’eau ; maislorsqu on en vînt à sexécution pour élever seau à 8 pieds , sonétonnement fut extrême de voir que bien-loin que deux manœu- Plan. 3.Vres fissent jouer le piston avec aisance, comme il s’y étoit atten-FiG. 6.du, huit hommes ne sc pouvoient mouvoir qu’avec beaucoup depeine, sc nombre des relevées n’allant tout au plus qu’à 20 parminute > ce qui répond à un épuisement de 1 j pieds cubes dansle même tems, ôc qui auroit été de 900 par heure ss scs manoeu-vres avoient pu pousser le travail jusques-là fans perdre haleine»fcrais il fallut abandonner la machine 6c multiplier scs chapeletspour ne point fe laisser gagner par s abondance des eaux d un grandsi ombre de sources qui rendoient sexécution du travail extreme-Rl ent pénible.

Cet effet patenta fans doute bien singulier à ceux qui ignorentla théorie des pompes, car il est peu de Machines plus simplesSoe.celle-cy, la puissance étant immédiatement attachée au poids,

^ ^ui sost en apparence moins susceptible des recherches abstrai-