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[Premiere partie.] Tome second.
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226 Architecture Hydraulique ; Livre III.réparations continuelles des Acqueducs, Baílins, Fontaines 5CChâteaux d’eau devoir être d’une grande dépense , aussi le revenuque son en tiroir dans la distribution qui en étoit faite, étoit inv.me n se , chaque particulier payant un tribut proportionné à la quan-tité d’eau qu’on lui fournissoit chez lui. Frontin ayant fait la stipu-lation des deniers que l’on perçevoit pour cela dans le tems qu’iíavoir la Sur-Intendance des Eaux, trouvoit qu’ils montoient à deuxcens cinquante mille sesterces par an , ce qui revient à six millionsdeux cens cinquante mille livres de notre monnoye, selon M. deîaMare dans son sçavant Traité de la Police, d u quel j’ai extraitune partie de ce que je rapporte ici des Anciens : cependant ilarrivoit souvent qu’une somme aussi considérable ne suffisoitpas encore pour les frais de l’entretien, & qu’il falloit avoir re-cours à de nouvelles contributions pour les fonds extraordinaires,'êc personne n’étoit exempt de la taxe de quelques conditions q u’el-les fussent, &. quelques exemptions quelles pussent avoir Tail-leurs.

Les Empereurs Honorius & Arcadius voulant soulager le Peu-ple des dépenses extraordinaires que demandoit l’entretien de§eaux, ordonnèrent que les fonds publics qui avoient été destinésjusqu’à lors pour les Jeux profanes, í’eroient à l’avenir appliques al’entretien des eaux.

Les Romains en établissant leur domination dans les Gaules, Jont apporté l’usage des Acqueducs, comme on en peut juger parcelui d'Arcueil, que l’Empereur Julien fit bâtit pour conduire dsì’eau de fontaine à son Palais des Termes proche de Paris, & patle Pont Dugas en Languedoc, qui font des monumens de céttSantiquité, que personne ne dispute ; cependant il ne paroît p^ Sque ces Ouvrages y fussent fort répandus, le grand nombre d?fleuves & de rivières dont ces Provinces font arrosées , la must 1 'rude des sources qui se rencontrent en tous lieux, ôc qui remplisent leurs fontaines & leurs puits de bonnes eaux, ont dispensé leur?Habitans d’en faire venir de loin. „

De tous les Peuples des Gaules , il n’y en avoir point qui fu^sent plus à portée que les Parisiens d’avoir de l’eau commodément?le fleuve de la Seine qui renfermoit alors entre ses deux bras tou t0ì’étendue dé leur Ville , leur en fournissoit abondamment >croient si proche de ses bords pour en puiser, fusils n’.étoient P a5dans le cas d’avoir recours à des sources éloignées.

Philippe Auguste ayant fait renfermer dans une même encensdix petits Bourgs qui s’étoient formés aux environs de cette Vil*?*