2 jo Architecture Hydraulique, Livre IV.de l’eau qui pense de la conduite , ôc prendre bien garde qu’il ne le forme danSseau un entonnoir au dessus de l’orifice de chasse, ( 527) parcsÀeconduite. qu'il pourroit arriver que seau fe soutiendroit toujours au mêmsniveau contre les parois de la cuvette, fans que pour cela, la bran-che de chasse fut parfaitement pleine , l’eau pouvant s’engorgecà l’entrée du tuyau de chasse, & faire croire que ce tuyau est pleinquoiqu il y ait un vuide vers le sommet qui diminuera la hauteurde la colonne de chasse. II fau droit donc pour éviter cet incon-vénient, évaser le tuyau de cette colonne vers le sommet & mêmele faire d’un diamètre au-dessus de ce qu’il devroit être, afin quela vitesse de 1 eau en descendant, soit la moindre qu’il est possible,pour qu’au pied de la chute , sa force absolue ne soit point altérée >& tout bien considéré, l’on ne sent pas, malgré ces attentions, quel’eau puisse jamais avoir à la sortie d’un tuyau de chasse, la mêmeforce que si elle fortuit par le fond d’un réservoir fort spacieux demême hauteur que la chute, & où seau n’auroit en descendantqu’une vitesse insensible , celle que dépense un tuyau vertical nepouvant être remplacée par les côtés, puisque la source estau som-met , il faut nécessairement qu’elle ait en descendant une vitesseégale à celle de l’eau qui coule dans la conduite, ou si l’on veut,qui fort de l’orisice de fuite, qui est cause que l’eau vers le pied dela chute, se dérobe pour ainsi dire, à l’impreísion de celle qui lachasse, dont elle ne peut recevoir qu’une poussée rélative, parcsqu’il ne régne point dans toute la hauteur du tuyau , cette contigui-té de parties d’eau qui se rencontrent dans l’eau dormante, qui faitle progrès de la poussée, de laquelle résulte la force absolue.
II suit de ce raisonnement, que plus seau qui coule dans une con-duite , a de vitesse, & plus la force absolue de la colonne de chasseest altérée, & comme la cause ne peut être modifiée, que ses effetsne le soient aussi; l’on peut conclure que les dépenses que 1 osttrouvera par le calcul, surpasseront toujours celles que donneral’expérience, indépendamment du déchet causé par le frottementde l’eau contre les parois du tuyau de conduite, qui doivent nécesìfairement en diminuer la vitesse, par conséquent la dépense.
, _ 12 20. Pour insinuer le sentiment que l’on doit avoir , de la nâ-
ìïrLLre kure du frottement dont nous parlons, il faut considérer que lesdes frotte- tuyaux n etant point alailes, leurs parois comprennent une infinitéTell dlns^ P art * es foirantes, dont les surfaces opposées à la direction dakTmymx l’eau , font rejaillir celle qui vient les rencontrer, qui se trouvantÀeconduite, renvoyée sur ses pas , s’oppose au courant de celle qui suit, & 6stmodifie la vitesse ; ce qui n arrive sensiblement qu’aux parties