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[Premiere partie.] Tome second.
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Chap. IV. DE LA Recherche et Conduite des Eaux. z 47qui se rencontre dans la pesanteur de plusieurs eaux de même vo-lume. II ajoute qu’après plusieurs expériences on n’en a pas trouvequi réussissent mieux que la dissolution duSavon, parce que cel-les qui i e détrempent aisément & qui deviennent blanches comme*d u lait , font plus légeres ôc meilleures que celles dans lesquellesd ne peut se dissoudre qu’en particules blanches qui nagent dedans.

Les sources qui sortent du fond des vallées font ordinairementPesantes, sellées, tièdes ôc peu agréables, à moins quelles neviennent des montagnes : celles que l'on trouve dans la Craye nefont pas non plus de bon goût : celles qui sortent du sable mou-vant íònt ordinairement bourbeuses & désagréables ; au contraire,celles qui sortent du sable mâle , du gravier ôc de la pierre rouge,sont abondantes ôc de fort bonnes qualités.

rz 6 z. Quand on veut avoir beaucoup d’eau, l’on creuse dans Mgje *le terrein où l’on soupçonne qu’il y en a , d es petits puits éloignés le » eM(X àeles uns des autres de 2 5 ou 30 pas , on les joints par des tranchées s aurC es parqui reçoivent les transpirations de seau ÔC la conduisent vers le lieuou 1 on veut qu elles te rendent. Avant de commencer ce travail,son fait un nivellement, afín de profiter de la pente que le terreinpourra présenter naturellement, ou pour en donner une au fondde la tranchée, observant autant que cela se peut, de cottoyer lesmontagnes, parce que les eaux qui en proviennent font abondan-tes ôc saines ; mais il faut bien prendre garde en approfondissant,de percer les lits de tusses ou de glaises qui retiennent seau, autre-* ment on pourroit la perdre. II y a beaucoup de précautions à pren-dre pour ne poinr faire d’ouvrages inutiles que je passe fous silen-ce , parce qu'u n peu de pratique en apprendra plus que toutes lesinstructions que je pourrois donner fur ce sujet.

1 364* Après avoir creusé la tranchée à une profondeur conve-nable , donné aux terres un tallud proportionne à leurs qualités , ^ , j er _réglé la pente de fond, ôc poussé de distance en distance, à droite vmt à re-& à gauche des rameaux en forme de patte d’Oye, pour rassem- *

bler le plus d’eau que l'on pourra ; l’on étend fur le fond un lit de eattx det erre glaise bien battu , ensuite son construit une pierrée,, c'est-fEce,.a-dire, deux petits murs de pierres posées à sec d’un pied d’épais-seur, sur 18 pouces de hauteur, régnant le long des berges pourformer un petit canal de 8 à 9 pouces de largeur vers la naissancede la tranchée qu’on élargit, à mesure que la conduite est pluslongue ôc que les eaux deviennent plus abondantes ; car on n estpoint le maitre de donner à ce canal autant de largeur que l’onvou-

droit, parce qu étant ensuite recouvert avec des dalles ou pierres

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