Chap. IV. D e la Recherche et Conduite des Eaux. z 5 5pour conduire des eaux à Versailles ôc à Marly. On aura une idéede ces Acqueducs , en considérant la premiere Planche, fur la-quelle ion a développé celui qui a été commencé proche de Main-tenon ; l’on voir qu’il est élevé par trois cours d Arcades, dont 1 ob-jet est de former en lait* la rigole A, accompagnée de deux ban-quettes B, C, & d’un parapet de chaque côté, afin de pouvoirparcourir la rigole fans danger pour récurer de tems en tems- Lespilles du premier ôc second étage ont été percées dans le milieu D PnAîl. I»de leur épaisseur, pour faciliter les communications au tems de laconstruction de l’ouvrage, & pour servir aussi en cas de réparations.
A l’égard du profil de T Acqueduc élevé dans la plaine de Bue , que1 on voit marqué fur la même Planche, & qui sert a conduire aVersailles les Eaux que l'on tire de la plaine de Sçaìe , 1 on remar-quera qu’il a l’avantage de pouvoir servir en même tems de chauileeaux voitures publiques ; je ne m’y arrête pas davantage, parcequ’on en trouvera le Devis dans la seconde Partie de cet Ouvrage. ^
I 377 * II est assez difficile de déterminer au juste la pente qu 1 ^ moi „j reconvient de donner aux rigoles, selon la quantité d eau qui doit ^ ente q»ey couler, Vitruve veut qu elles ayent 6 pouces de pente fur 100pieds de longueur, ce qui est beaucoup trop, pluíìeurs experien-ces faisant voir que 2 pieds pour 1200 toises suffisent lorsque la ri-gole ne fait point de coudes, ou que les retours font tellementadoucis qu ils ne peuvent causer une altération fort sensible àla vi-tesse de Feau.
On remarquera en passant, que le canal de l'étang de Fattrappedont Feau fut conduite à V ersailles par les foins de M. Picard *navoit que 9 pouces de pente par 1000 toises, ôc que 1 eau etantlâchée, mit 4 heures à parcourir 4000 toises ; il est vrai qu elle etoitchassée par une charge de 3 pieds. L’on sçait aussi que 1 Acque-duc de Rocquancourt, dont nous avons parle cy-dcvant, n a que3 pieds de pente fur toute fa longueur, qui est 17000 toises ; ainsiquand l e fond fur lequel coule Feau n est point rabotteux, l’onpeut en toute sûreté suivre pour réglé générale, de donner 2 pou-ces de pente par 100 toises. ,
L’on pensera peut-être que pour ne point courir les risques defaire couler Feau trop lentement, il n’y a qu’à lui donner plus depente que moins ; je conviens que quand on n est gêne par au-cune sujettion , ce parti est toujours le plus sage ; mais il arrivesouvent, lorsqu on veut conduire Feau d’un terme à un autre, queîa hauteur de leur destination est limitée, ôc que la possibilité ou-l impossibilité d’un projet dépend précisément de la pente qu on
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