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[Premiere partie.] Tome second.
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Chap. V. de la Décoration des Jardins. 417,pre, comme celle dont les Potiers se servent. Pour la bien pré-parer, on commence par la labourer à la bêche trois ou quatresois en l’humectant , on en forme des plotons gros comme leP°ing, que l’on pétrit chacun en particulier , pour voir s’il ne s’ytrouve ni fable ni gravier ; ensuite on l’employe en la foulant litspar lits, fans y laisser le moindre vuide; enforte qu’ils formentensemble un seul corps que l’eau ne puisse pénétrer ; c’est pour-quoi il faut veiller de près la manoeuvre des Ouvriers, les moin-dres négligences pouvant causer un grand dommage.

148 j. Lorsqu’il est question de grands bassins ou de réservoirs ,o« ne faitl’on fe dispense pour plus d’œconomie , de faire des plafonds dettiaçonnerie: on fe contente d’un conrois de glaise de iB pouces ma d ema -d’épaisseur, appliqué fur un bon fond, le pourtour garni d’une çjmerie^platte - forme de racinaux pour íervir de fondation au revetement ba jj- tns &des berges , ôt fur ce conrois on éléve le mur flottant à une dis- aux réfer*tance de 1 1 pouces du précédent, que l’on remplit de glaisepréparée, comme nous venons de l’insinuer; & après que cetouvrage a été fait pour le mieux, on garnit le fond du bassin otrdu réservoir d’un lit de fable de fix pouces d’épaisseur. Je nem’arrête point davantage fur la main d’oeuvre de ces fortesd’ouvrages , qui appartiennent naturellement à la seconde partie del’Architecture Hydraulique.

1486. La nature fi variée dans la production de ce qui est nécef- Maniéré Mfaire à la vie des hommes & des animaux, est uniforme pour leur construireboisson; chaque pays leur fournit des fruits & des alimens dif-^^»/""férens, il n’y a que seau feule qui est la même partout, & dune si ver l’eaugrande nécessité, que nul endroit ne fçauroit être habité, si on desfuyes.en manque. Tous ceux qui ont écrit fur les qualités de 1 eau , con-viennent que celle des pluyes est la plus legere & la plus faine,c’est pour la conserver dans toute fa pureté que je vais donner lamaniéré de faire de bonnes citernes.

La grandeur d’une citerne doit fe régler fur la capacité des bâ-timens dont les toits recevront l’eau de pluie que l’on veut rassem-bler , pour cela il faut être prévenu qu’années communes il tombeï 8 pouces de hauteur d’eau fur la surface de la terre, ainsi 4 toisesquarrees de couverture prises horifontalement recevront une toisecube d eau ou 27 muids , mais il convient de faire la citerne d’untiers plus grande qu’on ne saura trouvé par l’estimation , observantde lui donner le plus de profondeur que l’on pourra, ôc de la pra-tiquer ,s il est possible, dans un endroit où elle puisse etre a cou-Tome II. Gse