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Seconde partie. Tome premier.
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Chap. I. Servant d’Introduction; 9

îa Place pour s’y distinguer. II y avoir de plus trois mille Bour-geois bien aguerris, ôt deux mille matelots - dont la bravouredans les combats de mer faifoit mépriser tous les autres périls.Ça fortification étoit d’ailleurs fournie d’une nombreuse Artille-rie , Lc la Place munie dé ce qui étoit nécessaire à une longue dé-fense, le tout dirigé par le Marquis de Lede, Gouverneur, Offi-cier de grande réputation.

Le même jour que les retranchemens surent achevés, le Prin-ce, qui avoit bien reconnu la Place , fit ouvrir la tranchée à deuxattaques ; la premiere qui étoit la véritable, commandée par lesMaréchaux de Gaffion ôt deRantzau, avoit pour objet le der-nier bastion qui regarde la mer, au front de INieuport; la secondechemina vers un autre ouvrage à cornes, qui étoit situe a 1 en-droit ou a été construit depuis la Citadelle.

18. Je n’entrerai point dans le détail de toutes les actions glo-rieuses qui se font passées à ce siège , jamais il ne s’est vû tant debravoure de la part des affiégeans & des assiégés, chaque jourétoit marqué par des combats éclatans, avec une émulation ré-ciproque. Le terrain y étoit disputé de façon , qu après bien dusang répandu pour établir des logemens, ils étoìent culbutés im-médiatement, ensuite les Postes pris & repris plusieurs fois. EtJors qu’enfin l’on étoit parvenu à s’y fixer, les assiégés étoientétonnés de trouver de nouveaux retranchemens, élévés avec unepromptitude surprenante ; à ceux là en succédoient d’autres , dé-,fendus avec la même chaleur.

Ils étoient disposés avec tant d’art, que lorsqu’on en avoit fot-ìcé un , & qu’on vouloir s’y loger, il partoit un plus grand feu desouvrages intérieurs qu’on en avoit essuyé de la part de ceux quïles avoient précédés.

19. Tandis que les attaques fe poussoient avec beaucoup devigueur, l’armée des ennemis s’étoit rassemblée près de Nieuport;ìuques-là, les Généraux Espagnols avoient perdu beaucoup

tems en délibération fur le parti qu il y avoit à prendre pourauver Dunkerque. Le Prince avoit feu profiter fi heureusementà cette lenteur, que lorsque les ennemis furent fur le point de semettre en mouvementpour faire lever le siège, ils apprirent parleurs espi ons & les prisonniers François, que 1 armée assiégeanteétoit retranchée de façon qu il y auroit eû de la témérité à vou-loir en forcer les lignes. Ainsi quoique l'armée Espagnole montâta douze mille hommes, ils ne fe crurent point assez forts pour faireféuffir cette entreprise, dont la multitude seule eut pu venir a boutTome /, B

dispositionpour l’ou~verturede 1cttranchée;résolutiondu choix desattaques*

Valeur dt.la garnison!dans la dé-*fense desouvrages.

L'arn/ddes Espa-gnols serassemble à.Nieuportipour allepsecourb•Dunkerquej,mais sesGénérauxchangent df,dejjèin ,après avoirapris la for-ce des re-tranchemensdes assié- .