Distribu-tion destroupespourla garde desretranche-ment, selonles disposi-tions de M.le Maréchalde Vauban.
Pi a. III.
Avantagesdu camp re-tranché,con-sidéré danstous les casque laguer-re pouvoitfaire naître.
5 4 Architecture Hydraulique, Livre L
calibre de douze & de seize, montés fur des affûts marins ;ayant d’ailleurs les magasins, corps de garde ôt guérites legeresqui lui étoient nécessaires.
78. Pour occuper ce camp retranché , M. de Vauban íùppo-soit douze Bataillons en garnison dans la Ville ôt la Citadelle deDunkerque, un dans le fort Louis, un autre dans le fort Fran-çois, & huit dans Bergues, qui font ensemble vingt-deux Batail-lons , revenant à onze mille hommes, en ne les supposant que decinq cens hommes chacun selon Festimation ordinaire. De cesBataillons, il vouloir qu on en tirât six de Dunkerque ôt quatrede Bergues, auxquels il en joignoit encore huit, qu’on auroit faitvenir de f armée la plus voisine, ce qui faifoit dix-huit, supposéscampés dans le camp retranché, où il vouloit mettre aussi cinq ousix Régimens de Cavalerie ôt de Dragons ; le tout campé à peuprès, comme on le volt marqué dans le petit plan.
79. Les avantages de ce camp étoient. i°. Que Dunkerquevenant à être assiégé, il favorifoit les secours qui venoient ducôté de Bergues. 2°. Que si sennemi pour prévenir ces désavan-tages commençoit par attaquer cette Place, Dunkerque en eûtreçu du côté de Gravelines, n’étant pas possible qu ils pussentfaire face par tout. 3 0 . Que si par une descente , il avoit votjluformer un gros quartier entre Gravelines ôt Dunkerque, lestroupes du camp retranché , le mettoient hors d’état de pouvoirsubsister, & l’obligeoient de tirer tout de la mer, dont l'incons-tance auroit pû mettre ce camp en danger de mourir de faim. 4 0 .Que si les ennemis,pour empêcher les secours que Dunkerquepouvoit tirer par Bergues, avoient voulu commencer par le siègede cette Place, toutes les troupes du camp l’auroient soutenu ,en y relevant ôt descendant la garde comme auroit pû faire sagarnison, ôt revenant coucher tranquillement au camp, sans apré-hender d’y être tourmentées par i’artillerie du siège ; ôt au con-*traire si Dunkerque avoit été attaquée la premiere, les troupesdu camp se fussent trouvées dans le même cas pour la défensede cette Place, ôt encore mieux , pouvant relever la garde auxattaques avec plus de facilité que l’ennemi n’aurcit relevé latranchée. 5 0 . Ce camp avec la Ville basse étoit encore très-com-mode peur retirer en sûreté les gens qui eussent été inutiles dansla Ville, les gros bagages, ôt les bestiaux destinés pour la subsistan-ce de la garnison ; l'on pouvoit aussi, dans les terns ordinaires, yfaire camper les troupes de passage , aíin de n’en point être in-commodé dans la Ville, ôt leur y faire observer la même disci-