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Seconde partie. Tome premier.
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Chap. II. Description de Dunkerque. Z9

^ter austi large & auísi profond. Quelles difficultés l’affiégeant Pla. Il*n eut il pas trouvé à le passer , fous le feu de la Citadelle ôc fouscelui des retranchemens qu’on n’eût pas manqué de faire vers lagorge du bastion 20 pour flanquer f accès du bassin , dans lequel°u auroit retiré tout ce qui étoit dans le havre dont f ennemi au-r °it pû fe prévaloir. On fera attention qu ayant détruit ou brûlé leP°nt qui le traverfoit, l’affiégeant n’avoit d’autre chemin pourpasser de f autre côté que par le rempart de la Place, coupé na-turellement par f écluse de B.ergues (4 6 ) de vingt-flx pieds delargeur, fur dix-huit de profondeur, seul point à soutenir ; ceRui étoit fort aisé par les ressources que fournissoient les Bâtimensâo la marine ,qui devenoient autant de postes qu’on pouvoit dis-puter , pour ne fe retirer dans la Citadelle, qu’après avoir faitPayer bien cherement à l’ennemi son opiniâtreté.

Je passe fous silence tous les obstacles qu’on pouvoit encore* u i opposer avant que d’envenirlà; en multipliant les coupures^ retranchemens capables de retarder l’accès du bastion 11 ,puisque l’affiégeant, une fois parvenu du côté du bassin, la réfìstan-Ce de la Citadelle ne pouvoit pas aller loin, parce que c’étoit faPartie foible de toute maniéré ; car l’ennemi en possession desécluses, le jeu des eaux pour la défense du fossé de cette partieauroit souffert une grande altération.

S J. L’on trouvera peut-être, que vû toutes les difficultés que Autre ma-

* ennemi devoir rencontrer en attaquant par l’efplanade de Nieu- nieredesié-P°rt, il n’auroit point hésité de préférer l’attaque de la Citadelle, la- f e 0 (ìmtla~Ruelle étant rendue, ilfe trouvoit auffi-tôt maître de la Ville; mais Place ma-

* Y avoit de puissans motifs qui auroient pû l’empêcher de pren- ^

re ce parti, dont le principal étoit, que n’ayant point Graveli-

r ' Cs , il n’eut pû faire subsister une armée campée entre cette Pla-ôc Dunkerque , n’ayant rien à tirer du pays, qu’on n’eût pas^anqué de submerger jusqu’au pied des Dunes, & fans avoirs e ìe „g°ute d’eau douce, parce qu’alors toute celle des environsSa a Couvée gâtée par les marées. D’ailleurs il faut prendrej e ue aussi, que la garnison n’en eût pas été moins secondée parp Cílr np retranché, qui pouvoit fans cesse être rafraîchi par Ber-lu ,S 3 oû fe feroit rendu autant de troupes qu’on en auroit vou-tlrer des Places voisine* - . vour les faire participer à la gloire

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q, eten e c l ul n auroK limais eu d exemple ; au lieu qu atta-r 11 P ? - r le front de Nieuport , la Ville une fois prise , le camp, Uché temboit de Iui-mêiue , par conséquent tout ce qui luiu relatif. Au reste fassons abstraction pour un moment de tou-