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Seconde partie. Tome premier.
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Usage deSEclusespour dejjè - 1

Chap. III. de lTJsage des Écluses; 57

blement, on a imaginé des pontons pour curer un Port, par-tout également, par le moyen desquels on dirige le courant deleauj selon que les lieux 1 exigent, pour y faire des fouillestres-profondes ; ensorte qu’un Port où il n’abordoit que despetits Bâtimens , devient par cette manœuvre, pratiquable auxiVaisseaux de guerre.

L’on a de même tiré un grand avantage des Ecluses pour lecommerce ; le canal qui fait la jonction des deux mers, devenul objet de fadmiration du monde entier, n’auroit jamais pûs’exe-cuter fans leurs secours; en effet y a-t’il rien de plus surprenant,que de voir conduire des bateaux sur le sommet des monta-gnes , d’où ils descendent ensuite avec la même facilité qu’ils yfont montés , pour aller passer fous d autres montagnes, où onLur a percé une route, & de là fur des ponts ôt des aqueducs,fans être obligé de transporter leur charge dans d’autres bateaux ;

Ls anciens qui nous ont laissé tant d’ouvrages merveilleux,n ’ont jamais rien entrepris de fi hardi.

it 2 . Si les Ecluses causent de fadmiration par f abondancequ elles procurent, en joignant les mers & les rivières, elles nefont pas moins utiles pour faciliter 1 élévation des eaux, que chsrlespqys1 on force par leur moyen de se rendre jusqu’au sommet des PriserMontagnes ; soit pour les besoins de ceux qui les habitent, où ceux quipour le plaisir qu’élles peuvent procurer ,par les différentes pieces s ont 4r ^ çs *d'eau, jets, cascades &c. quelles entretiennent. La Machine de-l^arly, qu’on ne peut voir fans être frappé de la magnificencedu grand Roi qui fa fait executer, est un monument quiLit assez sentir, combien les Ecluses font au-dessus des autrestravaux ; mais ce que j’en viens de dire, n’a rien de compa-rable aux avantages qu’on en a tiré , pour dessécher les campa-gués sujettes à être inondées par la mer. Avant qu’on en eût f u-la § e > des pays entiers se trouvoient exposés à être submergésj?°ur jamais, comme on en voit encore de tristes vestiges dans

glande ; Province qui seroit entierement perdue, aussi-bien< i u Une partie de la Hollande, sans les fameuses digues qu’on y^ ev ées. Tout le monde sçait qu’elles font destinées à s’oppo-basse UX ' mar ^ es ’ servir en même tems, lorsque la mer estF cluse 3 fac du er f écoulement des eaux du pays , par le jeu desfuite 1^ ^ouvrent alors d’elles mêmes, & se refermenten-

• r s c ] Ue de vient à monter; ce qui a fait appeller les terresoui lont dcrripría ^ j* 1 / •

j- ^re ces digues , des pays recouvres ou reconquis *

parce qui s ne font plus submergés comme auparavant.lomé I. D 1