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Seconde partie. Tome premier.
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Chap. VI. des Machines pour enfoncer les Pilots. i ij

x La sonde dont on se sert pour juger de la qualité du terrainou 1 on veut enfoncer des pilots , en est elle-même un de pareil-le grosseur , au bout duquel est attaché avec trois ou quatrebranches , une broche de fer, tirée d un essieu de charette , ap-proprié pour cela ; parce que si I on n est point à portée des for-ges , difficilement trouve-t’on du fer assez fort pour fabriquercette broche , dont la pointe est travaillée de façon que quandon vient à la retirer, elle emporte avec elle un échantillon duterrain le plus bas où elle est descendue.

Pour mieux s en assurer , l’on se sert aussi de la sonde ordinai-re , nommée trépan , composée d’une verge de fer, dont lebout d’en bas est fait en terelle à cuilliere, ou en spirale, qui seremplit du dernier terrain qu elle a percé. A mesure qu elle des-cend on allonge cette verge par plusieurs tiges, entées les unesau bout des autres, pour n’en former ensemble qu’une seule ,que deux hommes font tourner à l’aide d’un levier qui lui sertde tête.

II est à remarquer que quand on enfonce un pilot dans unterrain sabloneux, fa surface éprouve un si grand frottement,qu étant parvenu à la profondeur de i $ à i6 pieds, il ne descendplus du tout, parce que la résistance de cette part devient supe-rieure à la percussion d’un mouton de 7 à 800 liv. ; à quoi il fautavoir égard pour ne point prendre le change dans des cas où fauted’avoir fondé, on pourroit croire avoir rencontré le bon fond.

II convient aussi d'être prévenu, que quand on a à planter ungrand nombre de pilots fous letendue dune fondation, commefous les bajoyers dune Ecluse , il faut commencer par ceux quidoivent regner dans le milieu, en reculant vers les extrémités ,parce que si l’on agissoit au contraire, les terres du milieu setrouveroient tellement comprimées,que ce ne seroit qu’avec beau-coup de peine qu’on parviendroit à atteindre le terrain solide.

Comme on fait des échafauts de 5 ou 6 pieds de hauteurpour battre les pilots d’une fondation, l’on se sert d’un faux-pieu , asin de pouvoir les enfoncer jusqu’au refus de mouton.Ce faux-pieu est marqué ici par la piéce M N , frettée aux ex-trémités , ayant une queue O P, enclavée dans la coulisse dela sonnette, où elle est retenue par une clef, pour le mainte-nir toujours dans la direction du mouton : au surplus il a paren bas une cheville de fer Q, asin de le lier avec la tête dupilot percée pour cela.

L on employé ordinairement trois faux-pieux de différent QTome I, J»

Pl.VIII.

Fjg. 8,