Chap. VI. des Machines pour enfoncer les Pilots. 115
de 1 autre une branche C D, tenant lieu de bras de levier, au- p L> yin tquel est attachée la corde F, qu un manœuvre tire à lui, lors- j.que le mouton est parvenu à sa plus grande hauteur; alors le & <5.declit faisant la bascule, se décroche & abandonne le moutona ion propre poids. Pour le racrocher, on develope le cableroulé fur le treuil ou cabestan, afín que le même manœuvrepuiíîe accrocher le mouton, qu’on releve tout de nouveau.
Pour peu que l’on considère ces deux machines, on verra qu’el-res n’ont aucun des deffauts que nous avons fait remarquer àla sonnette ordinaire , la puissance agissant toujours selon unedirection perpendiculaire , sans rien perdre par une oppositionqui lui soit contraire.
La seconde de ces sonnettes me paroît préférable à toute au-tre dans le même goût, à cause de sa simplicité qui la rendtrès'commode à être transportée , à mesure qu’il faut battre unnouveau pilot. Au surplus l’on pourroit íe dispenser d’employerun homme pour faire jouer le dédit, dont ìl suffiroit Ratta-cher la corde au pied d’un des bras , comme on le volt mar-qué à l’endroit Y, de la Figure 3 , de la Planche IX.
203. Voici encore fur la Planche IX les dévelopemens d’uneautre sonnette pour élever un fort mouton, dont j’ai vû faireusage pour la fondation de l’écluse de Mardick en 1714; jevais détailler cette machine plus que je n’ai fait les précédentes ,asin que ce qui fera dit des dimensions de la charpente de cel-le-ci , puisse s’appliquer aux autres, du plus au moins. Car quoi-qu’il paroisse qu’on doive s’en rapporter aux Entrepreneurs pourl’exécution de ces fortes de machines, il est essentiel que l’In-genieur soit en état de juger si elles ont les propriétés qui peu-vent accélérer le travail; tout devant^concourir à cette sin,quand il est question des édifices bâtis dans l’eau.
La baie de cette Machine est composée de trois patins A,de 13 pieds de longueur fur 8 à 6 pouces d’équarrissage, lesdeux premiers liés ensemble à la distance de 18 pouces, pardes entremises V de même dimension. Ce chasiis est assembléa un quatrième patin VZ de 21 pieds de longueur, fur 10 à5 pouces d’équarrissage ; cette pièce recourbée de 7 pouces prishors de l’allignement de ses deux extrémités c’est-à-dire , qu’el-le fait uu arc JE dont la flèche est de 7 pouces, dans îe sensoppose a l’effort que peut causer le poids du mouton, lorsque1 arbre tournant C agit se trouve de plus renforcée par une chan-tìgmk B de 6 pieds de longueur; fur 7 à 6 pouces ; servant de
Pij
Vl. IX.Fig- 3*
Descriptionde la. son-nette em-ployée d laconsruéiionde l’Eclusede Mardick*
P L. IX.Fig. 1.2,Sc 3.