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Nécessitéindispensa-ble des filesde palplan-ches enfon-cées auxextrémitésdes Ecluses jpour les ga-rantir con-tre l’aâionde deau.
142 Architecture Hydraulique, Livre X.
joyers, dont on voit l’élevation exprimée dans un autre sens avectous les bois dont nous venons de parler ; c’est-à-dire, que les tra-versines que l’on voit sur leur longueur dans le premier, font re-présentées de bout dans celui-ci, avec une des longrines vûslur toute son étendue, de même que les planches. D’autre partl’on observera encore dans ce second profil, aux extrémités M tN, les rangées de pilots, qui portent les ventrieres des files depalplanches X; dans le milieu, les pilots 00 , plus élevés que lesautres, pour former l’estrade P Q ; les maîtresses traversines R ,les seuils S, qui font au-dessus , & les palplanches T, vues deprofil, de la troisième & quatrième file marquée au plan par C ,D. Enfin l’on voit aussi les autres files de palplanches V , mar-qués au plan par EF, qui règnent dans F alignement formé parles baioyers & les aîles.
aji. 11 étoit tout simple que ceux qui ont les premiersconstruit des Ecluses, songeassent à garantir les extrémités deleur radier, des dégradations que Faction de l’eau ne manque-roit pas d’y causer ; peut être aussi que ce n’a été qu’après unefâcheuse expérience qu’ils en ont senti la nécessité. Quoiqu’il ensoit, il est certain que dans tous les cas ou l’eau peut se trouver,elle ne cesse d’agir pour s’ouvrir un passage aux dépens des corpsqui lui font obstacle. Si elle est courante, elle fouille & dégradece qui s’oppose à son passage, avec d’autant plus de force queson cours est plus rapide : si au contraire elle est dormante, celledu fond fait effort en tout sens pour s’échapper de la contrainteoù la met le poids de celle dont elle est chargée ; ôc si elle ren-contre quelques fentes dans la jonction des pieces de char-pente , des lézards dans la terre ou dans la maçonnerie , elle de-vient un furet des plus actifs, & elle délavé & séparé les par-ties qui paroissoient les plus unies ; de-là continue à faire du pro-grès, tant qu’elle soit parvenue à trouver une issue pour fuir. Alorsle dommage qu’elle cause se fait avec une rapidité capable de toutdétruire, si l’on n’yapporte un prompt remede, ce qui devientquelquefois impossible. Or je laisse à penser le ravage que feroitl’eau de la mer, qui viendroit battre violemment les bords d’unradier , ou la rapidité d’un courant qui passeroit par l’Ecluse ; fila fondation n’en étoit garantie par une surface capable de l amettre à couvert de seau qui viendroit la sapper ì Ce danger estfi grand , & les effets en font d’une telle conséquence, q uSdans bien des cas , Fon ne s’en est point tenu à une feule file depalplanches X, comme dans 1-exemple que nous rapportons ici ;