Pl. XIX.
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Fi».
Fig. 6.
Descriptionâ’une autreEcluse dansle goût delaprècéden-te , ayant deplus uneporte d’eauou herse,convenableeux Placesde guerre.
f L. XX.
XXI. &
XXII.
Architecture Hydraulique, Livre T.
fermées, accompagnées des vannes avec leur guichet; le pont del’éclufe vu en face ; l’épaiíseur des bajoyers avec leurs contre-forts ; en lin la charpente qui appartient à la fondation, prise lelong d’un cours de traversines.
Le troisième profil E F, exprime la vanne L vue en face ; lespoulies qui y font attachées , au-dessus defquelles passent lescables pour soulager la puissance ; le treuil & les roues pourmanœuvrer cette vanne dans les circonstances suivantes.
Quand la mer baisse, l’on ouvre les portes de l’éclufe , &lorfqu’elle est entierement retirée, on leve la vanne plus oumoins selon la quantité d’eau qu’on veut lâcher ; alors elle fuitavec toute la vitesse que peut lui imprimer le poids de cellequi lui donne la chasse , emporte à la mer le fable & la vasedont elle fe charge en chemin. Si à la marée suivante les eauxdu canal ne sont point assez abondantes pour recommencer lamême manœuvre , on y laisse entrer celle de la Mer, jufqu’àune hauteur convenable, après quoi on baisse la vanne pour nelâcher qu’à propos les eaux de la retenue.
264. A u défaut d’un canal, l’on peut encore fe servir très-uti-lement d’une pareille Ecluse , en la situant convenablement dansle fossé d’une Place maritime, comme l’on a fait à Calais ; cellequi est placée à sangle saillant du bastion de la Citadelle, regar-dant le port, ressemble assez à celle que je vais décrire, & est peudifférente de la précédente, n’ayantde même que deux portesbusquées & une vanne : elle a seulement de plus une ported’eau qui n’est autre chose qu’une herse, pareille à celles quel’on voit aux portes des Places de guerre, pour interdire pen-dant la nuit l’entrée du fossé à l’ennemi, & garantir la Place dessurprises.
Pour familiariser de plus en plus les commençans avec les dé-velopemens d’Eclufe , &. leur en faire prendre l’esprit ; je vaisde nouveau expliquer tout ce qui appartient à la fondation decelle dont je parle , représentée sur les Planches XX, XXI ÔCXXII, dont la netteté ne peut que beaucoup contribuer à dé-brouiller la matière ; le sujet que je traite ne pouvant être bienentendu , que par une grande quantité de desseins , pour rendresensible nombre de choses, dont on ne peut guere fans ce fe~cours avoir des idées justes ; c’est pourquoi je ne les ai pointépargnés. Plus le lecteur avancera dans 1 étude de cet ouvrage ,à plus il rue sçaura gré d en avoir usé de la sorte. Persuadé qu’enexaminant toujours de plus près les objets qui lui auront d’abord