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Seconde partie. Tome premier.
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i8d 'Architecture Hydraulique, Livre I.

Maniéré decalfater ,broyer &goudronnerles plan-chers írRa-diers des £.cluses.

son recouvrement de 2 pouces d’épaisseur, attaché avec des clousébarbés de 6 pouces de longueur & de 5 lignes de face : les trouspercés avec une terelle de 4 lignes de diamètre, qui ne doit ap-profondir que d’un pouce dans le plancher de dessous , toujoursau-dessus des traversines dans lesquelles ces clous entreront dequelques lignes; ce plancher chevillé comme ci-devant. Onse rappellera que la largeur du recouvrement doit se terminer lelong du parement de la premiere assise des bajoyers, pour lesraisons rapportées dans f article 248 ; ses extrémités , de mêmeque celles des planchers de dessous, encastrées & clouées dansles feuillures destinées à les recevoir.

Le sapin est excellent pour les planchers , sur-tout quand il essvert ; la propriété de sa résine le faisant durcir dans seau. Parcette raison les pilots de bois de pin peuvent être employés très-utilement, leur gomme produisant le même effet.

297. Pour calfater les planchers des Ecluses, l’on se sert d’é-toupes provenantes de vieilles cordes goudronnées; coupées parbouts d’environ un pied de longueur, que l’on fait sécher au four;après quoi on les écharpie pour en faire des paquets. II en entre20 livres dans une toise quarrée de bordage, calfatée de troisétoupes.

Lorsque l’on veut calfater une couture, l’on ouvre la sente

f >our y faire entrer la premiere étoupe , que l’on repasse tout leong avec le fer à rabattre ; ensuite l’on y introduit la secondeétoupe comme l’on a fait la premiere , & après cela la troisiè-me, selon l’épaisseur du bordage dont chaque cours d étoupe oc-cupe environ un pouce, c’est pourquoi l’on en met trois au pre-mier & second bordage , & deux seulement au recouvrement -parce qu’il n’a que deux pouces d’épaisseur..

Lorsque le calfat est sini pour un plancher, il faut en b rayertout de suite les coutures, pour ne pas donner le tems à Humi-dité de s’impreigner dans l’étoupe, c’est pourquoi ce travail doitse faire entems sec ; mais si l’on étoit inquiété par Humidité ,il saudroit faire sécher l’ouvrage avec un feu de paille, ensuite lecouvrir d’une toile de vaisseaux, autrement le calfat ne réussiraitpoint.

Le brai est une composition de poix avec de Huile de pois-son, & se durcit étant mis en œuvre ; on le fait chausser & sonen recouvre les coutures du bordage , en se servant d’un instru-ment que les calfateurs nomment quìnpon , qui n’est autre cho-se qu un peloton de laine attaché à un bâton, dont on se sert corn-.