Chap. XI. de la Construction des B ajovers. a 17
coup près auííi violentes, c’est une dépense dont on peut se dis-penser pour le bas de la maçonnerie. Par cette précaution l’on
{ dévient les dommages que peut causer fimpétuosité de la merorsqu’elle est parvenue à dégrader le garni des assises, qui nspourront alors être détachées.
Cependant si malgré toutes ces mesures l’on craignoit encore P u VI.qu’une mer en fureur ne bouleversât un travail aussi solide, il Fig. S-faudroit disposer les panneresses & les boutisses de façon que lespremieres fussent liées & retenues avec les secondes à queued’hironde, comme la Figure 5 le montre. II est vrai que la tail-le des pierres en fera un peu plus chere & la pose plus difficile ;mais en récompense la solidité de l’ouvrage dédommagera biende l’une & de 1 autre.
342. Un Ingénieur de réputation qui a beaucoup été employé Mémoirádans les Places maritimes, ayant senti la nécessité de travailleravec soin les paremens de pierre exposés à la mer, a proposé la
une méthode dans le Mercure du mois de Mars 1743 , page 27 , eonsiruc-que je vais rapporter à la lettre, afin que les gens du métier puis-sent en faire susage qu ils jugeront le plus à propos, ne pouvant p 0 sisá ladisoonvenir qu’elle ne soit três-bonne à bien des égards. âr.
» i°. On a remarqué, ôt la preuve en est dans fêtât actuel de Pl. VI.
-»tous les ouvrages de mer, ainsi qu’aux Bajoyers de plusieurs Fig. 7-» Ecluses, que les lits de pierre de parement comme C, se dé-gradent de toute la profondeur des joints de lit, c’est-à-dire,
» de 2 à 3 pieds, en sorte que la mer s’y fraye dans l’intervalle- de 12 à 15 ans un passage de 2 pouces de hauteur au moins.
» 2 0 . Que par ce moyen les pierres de parement sont en l’air» l’une fur l’autre & soutenues respectivement par quelques pe-« tits galets que la mer y chasse avec violence.
» 3 0 . Qu’après une tempête on trouve souvent des pierres de« parement culbutées, lorsque la mer a détaché les galets qui les“ soutenoient à sec, en sorte que quelque soin que l’on prenne" pour les replacer sous oeuvre, cette réparation est toujours» mauvaise par la difficulté de garnir le derrière ôc les enfonce--» mens.
” sb* Q u ’afin de poser les pierres de parement avec plus de Pl. VI® facilité selon leur talud, les ouvriers les démaigrissent trop sor Fig* 7 /-la queue, comme on le volt en C D, CO, & les soulèvent«•avec des calles, qui, soríque les cimens sont partis, laissent» une voye considérable par où la mer perce avec violence sor le*» derriere des pierres, les fait aculer & ensuite tomber,
Tomel. Eq