'246 Architecture Hydraulique - 'Livre I.
Planch à manoeuvrer. A u reste ces ventails étoient attachés à une four-XXIX. ' che, accrochée aux cramaillieres des crics L, comme nousl’expliquerons dans la seconde Section, en détaillant ce quiappartient aux serrures des portes.
Suite de ce 3 8 3. La feuillure pour contenir les ventails, se prend quel-qui appar- quefois d’une part dans l’épaisseur du montant, & de l’autregakhets des dans celle du bordage des portes, à peu près moitié par moitié.ventemx. C’est-à-dire que st ce bordage a 3 o lignes d épaisseur, il y en a 14qui en recouvrent 15 de l’épaisseur des ventails , afin d’avoirune ligne de jeu ; ou plus ordinairement l’on forme les coulissesavec des barres de bois, ou des bandes de fer, comme il estmarqué dans la Figure, ce qui vaut encore mieux pour rendre lefrottement plus doux.
L’on fait aux châssis P qui font au-dessus des guichets L , desfeuillures plus profondes d’environ deux lignes, que le bordagequi doit les remplir n’a d’épaisseur, astn qu il ne cause aucun obs-tacle aux jeux des ventails ; ou bien son applique ces pan-neaux fur le revers des portes, c’est-à-dire du côté opposé.
A l’entretoife supérieure AB, étoit un garde fou I servant àl’éclusier lorsqu’il alloit manoeuvrer les crics, & pour plus de fu-reté il avoit encore du côté opposé une corde K tendue d’un po-teau à f autre.
Comme la platte-sorme des bajoyers & de la pile qui séparaitles deux passages de l’Ecluse, se trouvoit de 3 à 4 pieds plus éle-vée que l’entretoife supérieure A B, astn de mieux enclaver dansla maçonnerie les tirans des colliers ; l’on avoit ataché fur cetteentremise, ainsi qu’aux poteaux tourillons, une petite échelle demeunier L , à l’usage de l’éclusier, comme cela se pratique tou-jours en pareil cas.
^^èorda- • oubliois de dire que pour le recouvrement des portes ,
gedss°ven- ^ Y a ^ es Ingénieurs qui employeur à celles des grandes Ecluses,teaux. deux bordages au lieu d un ; le premier d’un pouce & demi oUdeux pouces d épaisseur , conditionné comme ci-devant; le se-cond d’un pouce seulement, appliqué plein sur joint, après avoirétendu fur le premier un lit de bourre ou de mousse d’une égalsépaisseur. Cette méthode me parait fort bonne ct ne peut que ren-dre les portes plus étanches quelles le font en ne les recouvrant qusd’un seul bordage, dont les joints ne manquent pas au bout de quel-que terns de causer des voyes d eau , malgré le foin qu’on a etide lesbien calfater & brayer ; c’est ainsi qu’011 en a usé aux por-tes de la grande Ecluse de Cherbourg.