de l’Ecluse .
Chap. I. Détail de l’ánc. Ecluse de Gravelines. 325
f*
1 ar un cours de madriers de 18 de largeur fur 4 d épaisseur, ôcnon pas id fur p, comme il est dit mal à propos, Art. 334.
4? 1. La pierre de taille fut tirée de la carrière de Landretun ,
& des meilleurs bancs de la côte d’Ambleteufe , posée par af- j oyerS & ^íifes réglées bien de niveau , n’ayant pas moins de p pouces de lu pile quihauteur, fur 18 à 20 pouces de lit, les plus hautes servant debase aux suivantes. Les boutisses de 30 à 3 6 pouces de queue , p et i te voytn’ayant jamais dans leur intervalle que deux panneresses au plusde fuite ; les unes & les autres placées à petit joint, le parementréparé au ciseau. Ces pierres surent cramponnées aux angles ôc auxautres endroits qui dévoient le plus fatiguer ; par exemple auxfeuillures K de la porte tournante , où il ne fut employé que lesplus dures & les plus grandes que l’on pût trouver, afin d’avoicégard à l’échancrure qu on devoir y tailler. L’on n apporta pasmoins d’attention à former l’enclave N O du valet de cette por-te , fur tout pour le choix & la position de la boutisse en saillie O ,dans laquelle devoir être logée la crapaudine du pivot du mê-me valet.
A mesure que le parement s’élevoit, le derrière en étoit garnide brique choisie > posée en mortier de ciment sur sépaisseur de2 à 3 pieds ; le reste continué en bain de mortier, composé demoitié de chaux vive de Boulogne, sur une égale quantité desable, le tout battu & broyé avec soin. Les briques trempées dansl’eau à mesure qu’on les employoit; c est à quoi veilloit sans cesseun ingénieur chargé de la maçonnerie, qui avoir grand foin furtoutes choses de faire poser dans leur vraye direction les tirans'des colliers avec leurs clefs, les meches & autres grosses piecesde ferrure, qui furent enclavées dans le corps des bajoyers &de la pile, dont le parement de savant & arriere-bec a été tra-vaillé avec un foin extraordinaire ; ce qui étoit bien marquéquand j’ai examiné cette Ecluse en 1730, dans une des tour-nées que je fis exprès fur toute la côte de Flandres , pour m’inf-trmre de ce que j’avois dessein d’eníeigner aux autres.
Les bajoyers & la pile ayant été élevés à 4 pieds au-dessus desplus hautes marées de vives eaux , non feulement pour les em-pêcher d être submergés, mais aussi pour donner plus de chargeaux^tirans aes colliers, Leur sommet sut terminé par une tablet-te cie pierres plates, tirées en partie de la démolition de la vieilleEchue 5 dont l es meilleurs matériaux ont servi pour construirecelle-ci ; le reste de sépaisseur couvert d’un lit de brique posé dechamp & debout, avec mortier de ciment ; ce qui a été exé*
Pr.ANe;
XXXII.