Chap. I. du Flux st Retlux de la Mer. ;tes îes raisons qui pouvoient fonder l’opinion que la lune étoit laprincipale cause du flux ôc reflux. Cependant comme en ma-tière de Physique l’on ne sçauroit trop s’aísûrer des faits, Mr.Calsini a continué de donner en 1712, 17 » z , 1714 ôc 1720,une fuite d'autres Mémoires toûjours fondés fur de nouvellesobservations fort exactes, faites à Brest, à Bayonne , ôc au Port de1 Orient, qui confirment les conséquences qu’il avoit tirées despremieres, 6c qui laissent aujourd’hui moins de doute que ja-mais , que c’est à faction combinée de la lune ôc du soleil, qu’ondoit rapporter le flux ôc reflux de la Mer.
C’est en profitant de ces Mémoires ôc des judicieuses remar-ques que nous ont communiqué Mrs. Bouguer ôc de Caux ,que nous nous sommes mis en état décrire ce Chapitre, où nousavons aussi fait mention de ce qu a dit de plus raisonnable Cé-sar d’Arcons, des effets des Marées dans son Traité du flux ÔCreflux de la Mer, fans avoir égard au sentiment de cet Auteur -sur la cause qu’il attribue à un balancement régulier de la Terresur son axe, au Sud au Nord, & du Nord au Sud , deux fois en24 heures, parce que les Philosophes de son tems étoientplusoccupés à faire des h y pote ses, qu’à étudier ôc suivre de près laconduite que tient la nature. Au reste, nous exhortons ceux quivoudront être encore plus instruits des connoiflances dont onest redevable à Mr. Calsini, de lire ce qu il a écrit dans les Mé-moires de 1 Académie , des années que nous venons de citer ,n ayant rapporté ce qui fuit que relativement à notre objet.
58;. Peu de personnes ignorent que la Mer, venant de lazone torride , allant vers les pôles, monte deux fois chaque jourfur les côtes de 1 Océan ; qu’eile met un peu plus de six heuresà parvenir à fa plus grande hauteur, où elle reste pendant quel-ques minutes dans le même état, qui est ce que l’on appelle■pleine Mer ; puis elle se retire en descendant, pendant un peu plusde six autres heures jusques à son plus bas, où elle reste encorequelque tems stationnaire, après quoi elle remonte comme au-paravant ; ôc que ce sont ces alternatives qu’on nomme fluxrejiux. On observera que le flux ou le flo r , s’entend de son mou-vement lorsqu elle monte, ôc qu’elle nest point encore parve-nue à sa plus grande hauteur, ôt que le reflux, l’ebe , ou 1 ejouf-sant , s’entend de son action lorfqu’elie descend en approchantdu terme le plus bas qui tait la > ase mer.
Comme chacun de ces mouvemens dure un peu plus de sixheures, il y a aussi un peu plus de 12 heures entre-deux píctues
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Dé'•nit iondu Jluxreflux de laMer , cV se-lon ou ’/ or-dre île arri-vent chaquejour.