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Seconde partie. Tome second.
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Chap. I. du Flux et Reflux de la Mer. 7

laquelle elle s’appuye , que la supérieure Test par lair qui lapresse.

589. M. Newton, au contraire, prétend que toutes les par-ties de la matière qui compose le systeme Solaire, pesent lesunes vers les autres selon leur masse, fie en raison renverséedu quarté de leur distance , fie il les assujettit toutes à une pé-santeur universelle qu’il rend réciproque ; ainsi il veut que laMer s’éleve fous la Lune fie fous le Soleil, loríquils paslentpar le Méridien qui répond au milieu de l’Océan, parce queselon lui, tout ici bas a quelques degrés de pésanteur vers cesdeux Astres, fie qu’en même-tems notre tendance vers la Luneest toujours beaucoup plus fonte, parce que si cette planète esttrès-petite, nous en sommes en récompense à très-peu de dis-tance.

Pour rendre sensible cette hypotese à ceux qui ne sont quemédiocrement versés dans la Physique, nous supposerons que*1 représente la terre entourée d’eau , & que B marque la Lune ;alors il arrivera, comme nous venons de 1 exposer, que la partieC del’Océan, à laquelle cette pîanette répond perpendiculai-rement, en lera plus attirée que ne le seront toutes les autresplus éloignées. A u contraire, Peau qui est en G se trouvantalors à la plus grande distance de la Lune, en fera moins atti-rée que tout le reste compris dans l’Hémiíphere EGF ; ainsi de-venant plus légere qu elle n’étoit, elle s’enstera aussi davantage ;d’où il resulte que tomes ces eaux ensemble formeront une ma-niéré de Sphéroïde, qui a pour grand diamètre CG fie pourpetit EF.

Or comme les Marées en C fie en G diamétralement oppo-sées , se font toutes deux en même-tems, il est évident qu’ensuivant la révolution journalière de la Lune , elles doivent sesuccéder alternativement Tune l’autre sous chaque Méridien ,a 12 heures 24 minutes d’intervaile, par conséquent arriver deuxfois en un jour, parce qu’en 12 heures 2 ^ minutes, la Lunepaíle de B en EI où elle produit les mêmes esters en G qu’elleavoit causée en C.

L’on voit que ces deux Philosophes font diamétralement op-posés dans leur explication, puisque le premier veut que l’Océans’abaisse, ou forme un creux fous ces deux planètes, préciíe-ment dans le même te ms que le second prétend que la Mers éleve fit forme une espece de tumeur par sa plus grande co'n-véxué; mais tous deux conviennent également, malgré leurop-

Sentimentde M.N'IVW/l ,

' w n-TÌhiele fluxreflux de la.M=r , - au■plus oumoins d’at-traSlion duSoleil. Et* dela Lune ;en quoi son[yjlême eftplus confor-me d V expé-rience quecelui ds M.D-[cartes.

P L. III.Fig. Y»