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Seconde partie. Tome second.
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Ghap. II. des Ports établis par les anciens. 4?

Son grand Port, de figure à peu près ovale , situé sur la côteOrientale de la .Sicile , dans une preíqu’ífle, avoir deux mille sixcent toises du Nord au Sud , ôc environ mille lix cent de FEstà l’Ouest. H étoit abrié par la Ville du côré du Nord , par lesmontagnes qui règnent au Sud ôc au Couchant, couvert ducôté de la Mer, parle promontoire plemmyre fur lequel étoitbâti un bon Château, & encore par i’Ifle Ortygie. Entre cetteIfle ôc la Ville, il y a un petit bras de Mer dont on avoir faitun second Port plus petit, fermé par deux môles qui ne laissoientqu’une entrée suffisante ' au passage dès Vaisseaux Marchands ,le précédent ayant été réservé pour" ceux de guerre.

L’Isle Ortygie bordée d'unc enceinte flanquée de tours ,comprenoit la fameuse fontaine d'Aréffiu-e, le Palais des Sotnverains, lesbâtitíiens propres à la Marine', les greniers publics &communiquoit à la Ville par un Pont de pierres. 11 y avoir eivcore Un troisième Port" nommé Trogile, situé dans une petiteBaye adjacente à la partie septentrionale de la Ville, mais quiétoit moins fréquentée que les précédens.

Du côté de 1 Ouest, l’accès du grand Port étoit défendu parune Citadelle nommée Olympie, qui faifoit, avec les amres Por-te restes, que Syracuse étoit regardée comme une Ville impre-nable , ayant estuyée plusieurs sièges , fans que fes ennemissoient parvenus à la réduire; cependant elle fut soumise au pou-voir des Romains par Marcellus, Fan de Rome 542 , ôc 21 2 ansavant'Jésus-Christ. Elle soutint un siégé long ôc pénible, où >:.Archimede tira de fa profonde capacité , de plus grands moyens'de défense que n’en purent produire les armes réunies des au-tres Citoyens. II rendit long-tems inutiles les forces de deuxarmées nombreuses, & parvint à déconcerter les mesures d’un-des plus grands Capitaines qu’eût aíorsr cette puissante Républi-’que. Exemple mémorable des ressources qu'un seul homme'peut tirer de fa capacité pour la défense d’une Place, sans qu’ibait eu besoin de blanchir dans la profession des armes, pour s’y'rendre recommandable,

6 3 y. Archimede proche parent de Hieron Roy de Syracuse,s’étoic consacré tout entier à l’étude des Mathématiques, dontsi peut être regardé comme Finventeur, ôc n’avoit cherché qu'àsatisfaire agréablement son esprit, sans se mettre en peine detourner ses spéculations à Favantage de la société - lorsqu’un jourle Roy lui en fit un reproche obligeant, ôc lengagea-de travail-ler-à la construction des machines pour Fattaque ôc la défense

Merveil-leux effetdes machi-nes imagi-nées par Ar-chìmede . ,vour itt dé-fense de Sy-racuse. SadejiriLùlion