Chap. IV. Maximes pour bonieier les Ports. 79
franchisse malgré les Forts ôc les Batteries qui seroient sur les riva-ges opposés ( Art. 677 ), principalement si cette Rade avoit le dé-faut a être extrêmement vaste, ôc qu’ilput y venir mouiller horsde la portée du canon placé fur le pourtour; ce qui n est point àappréhender dans celle de Toulon, que nous avons rapportéepour exemple , PL. IV, ôc que nous invitons d’examiner rela-tivement aux maximes précédentes.
6 $ 6 . Lorsque le courant des Marées fe porte naturellement Remarque•dans le milieu d’une Rade, il en facilite beaucoUp l’entrée, au surles-cou-lieu qu’on a Bien de la peine à surmonter ceux qui viennent decôté ( Art. ÔZ9 ôc 650. ). II n'y a presque point de Rade qui l’entréed’u-n’ait quelques défauts, souvent difficiles à corriger ; c’est à l’ha- ««sta-bilité d’un Ingénieur d’y remédier, en étudiant les mouvemensde la Mer dans Tendroit critique. Quelques Digues placées àpropos, peuvent faciliter une entrée qu’on avoit regardée com-me impratiquable ; mais il faut bien prendre garde qu’en vou-lant éviter un inconvénient, l’on n'en fasse naître un autre en-core plus grand ; si ce que l’on médite ne donnera point lieuà un remoux dangereux, ou n’empêchera pas le débouché desfables apportés par la Mer , asin de fe conduire en consé-quence.
6 $ 7. Une Rade qui a une pente douce , en partant du fond Àvanta -■jusqu a son entrée ( Art. 648 ) jouit d’un grand avantage , parce àes Ra-que les Vaisseaux ne font point sujets à dégrader d’un vent de enpmtlTe-terre. puislefoni
II ne suffit pas qu’une Rade a't assez détendue, pour queles Navires puissent y louvoyer ôc se placer commodément, il quifintac-faut encore qu’elle soit entourée d’un terrein élevé, pour n’être L ^^s n é c s f s -pas incommodée des vents du large, ni des autres venant de qu’onapper-îerre ( Art, 621 , 6 59 ôc 662. ). Ilseroit à souhaiter encore qu’aux ǰ' n de ioi&environs d’une bonne Rade, il fe rencontrât des éminences âiaMer 'que l’on reconnut de fort loin pendant le jour, ( Art. 654) ôc oùfl y eut un fanal pendant la nuit; que pour comble davantage,
*1 y eut aussi quelques sources ou ruisseaux d eau douce pour laeommodiré des Vaisseaux qui relâchent dans le cours d’uneUanipagne. L ’onpeiit
698. Lorsque l’on a un Port tout formé , répondant à uneVilL également propre pour le Commerce ôc pour les avantagesqu on en peut tirer en tems de guerre, où cependant les gros Merles ra^aisseaux n’ont point assez d’eau à Marée basse pour s’y réfu- j-^^en^§* e r , ni de Rades dans son voisinage abriées comme on le fou- pâme,-