Chap. IV. Maximes pour bonifier les Ports. 87
712. Quoique les maximes qui composent le fond de ceChapitre regardent principalement les Ports du premier ordre ,on pourra également les appliquer du plus au moins à ceuxdu second & du troisième , selon la conséquence dont ils peu-vent être au Commerce en général , & en particulier aux Pro-vinces ausquelles ils répondent. Par exemple les Ports d’entrepôtqui reçoivent les marchandises des Pays étrangers, pour de-làles transporter sur des allèges par les Rivières aux Villes recu-lées dans les Terres ou dans les Havres, qui ne peuvent rece-voir que de petits Bâtimens, méritent d’être entretenus avec au-tant de foin que les autres. L’on peut dire la même chose despetits Ports dont futilité est bornée à la pêche , & à retirer lespetits Vaisseaux de Capotage , comme font ceux de Fécamp,de St. Vallery en Caux, de Dieppe, &c. Leurs entrées doi-vent être couvertes par des jettées, pour en faciliter l’accès ,spécialement lorsqu’ils n’ont que des Rades foraines, sembla-bles à celles de la haute Normandie, où il n’est pas possible detenir quand la Mer est agitée des vents du large. Comme ce quiappartient à leur direction & à leur construction demande beau-coup d attention, on va trouver dans les Chapitres 5 , 6 à 7tout ce qui les concerne; ainsi c’est par elles que nous allonsfommencer les instructions fur la conduite des travaux relatifsaux Places Maritimes, tant de l’Océan que de la Méditerranée.
Les maxi-mes qui ap-partiennentaux PortsRoyaux , oudu premierordre , peu-vent égale-ment s’ap-pliquer àceux d’unémoindre
conséquen•