Chap. VIII. des Forts de Maçonnerie. 15;
terne de ce fanal a le même défaut qu’avoit l’ancienne de laTour de Cordouan, je veux dire des trémaux trop larges quiabsorbent plus de la moitié de la lumière ; mais il y a apparenceque l’on profitera de 1 exemple précédent, comme Tunique àsuivre en attendant mieux; car que fçait on fi dans la fuite l’onne découvrira point quelque Phosphore aífez lumineux pour te-nir lieu du feu qu’on allume, ôt qui fera peut être encore unmeilleur effet. La Physique nous a offert dans ces derniers temsun si grand nombre d’objets nouveaux, qu’on a lieu de croireque Tavenir en promet bien davantage. J'ajouterai en finissant Vu IX.ce Chapitre que les quatre premieres Figures de la Planche IX Fig. 1 ,comprennent encore les devélopemens d’un autre fanal projetté 2 >3autrefois pour être construit fur la pointe ou Cap du Raz deBarfìeur, près de la Hougue en Normandie. L’on remarqueraque fa Lanterne dont la cage est de Charpente garnie de vi-trage , n’a point de trémeaux qui dérobent la lumière produitepar un grand nombre de lampes, & que par conséquent elle estpréférable à la derniere. Ce n’est pas seulement pour faciliterl’accès d’un Port que 1 on construit des Phares. Si Tentrée d’unerade avoir la forme d un canal, il est alors indispensable d’y éle-ver, de même qu’à la sortie, des tours d’allignement pour dési-gner la route qu’on doit tenir, & y faire des feux la nuit, asinque les Navires les appercevant de loin, puissent gouverner ôcaborder cette rade en fureté. De pareils Phares font aussi très-uti-les fut les Isles ou Promontoires avancés à la Mer, ôt dans descroisières dangereuses, asin qu’un Vaisseau en déroute puisse fe re-connoître; par-là on les garantiroit du triste fort de ceux qui vontfe briser contre des écueils, comme cela arrive dans la Manche& le long des côtes de Bretagne.