Chap. X. des Fondations a pierres perdues. 173
8 souffrir; 3 0 . de disposer ces mêmes pierres de maniéré qu’el-les présentent en dehors leur plus petiteiace, comme font les bou-tiífes dans la Maçonnerie. Cette manœuvre fera répetée jusqu atrois pieds au-dessous de la superficie du niveau des morteseaux ; car s’il étoit question d’tìne contrejettée, il seroit nuisiblede f élever davantage, parce que les vagues venant du large etífrapperoient le sommet avec tant d’impétuosité, quelles fau-roient bien tôt détruite , au lieu qu’il faut qu’elles viennent feu-lement se briser par dessus, ce qui arrive quand on les flatte pourainsi dire sans s’y opposer directement ; pour cela il faut donnerun peu de talud au sommet de la jettée, afin de leur offrir unplan incliné composé des plus grosses pierres de la seconde es-pece, toutes posées en boutisses, qui se maintiendront d’autan!mieux que son aura eù plus d’attentien à les garantir par labonne disposition_des blocs de rocher placés en avant, qui em-pêcheront que la lamme ne puisse sapper les derniers lits. Jepasse fous silence une infinité d’autres sujettions également es-sentielles pour la solidité de f ouvrage, parce qu'un peu d’expé-rience en apprendra plus que tout ce que je pourrois ajouterici.
824. Comme à mesure qu’on forme les lits de pierre, la^er les couvre de son limon & d’une quantité innombrable depetits coquillages qui s’y attachent volontiers, fans parler du fa-ble qu’elle dépose dans leurs interstices ; toutes ces choses en-semble donnent lieu à une concrétion qui fait qu’au bout dequelque te m s les pierres se trouvent unies les unes aux autresde maniéré à ne puis former ensemble qu’un seul corps, comme*a Maçonnerie ; c’est de quoi l’on a un nombre d’exemples. Endernier lieu à la barre de Bayonne, l’on a eu toutes les peinésdu monde à détruire quelques bouts de digues faites ancienne-ment a pierres perdues ; on les trouva aussi indissolubles que siElles avoieht été liées avec le meilleur ciment. On remar-qua en les détachant que la principale cause de leur union, étoitlimon noir & gluant mêlé de petits coquillages & de goe-f^un , dont les sels s’accrochoient vrai-semblablement à ceux de^^pierre , ce qui arrive fur tout quand elle est un peu ípon-'
éì Lorsque fenrochement doit servir de base à uri môle^à^onnerie, il faut quand on sera à cinq ou six pieds-dessous de ia superficie de seau , avoir attention dar-E e r les pierres avec plus de soin que jamais, d’en bien rem'-
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