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Seconde partie. Tome second.
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208 Architecture Hydraulique, Livre III.sous de ceux de pourtour qui le seront le moins. C’est à quoi l’o®parviendra fans peine , en faisant quelques épreuves pour jugerde la profondeur où ils s’enfonceront, par conséquent de la hau-teur qu’il faudra leur donner pour ne point excéder le terme oùils doivent aboutir ., qui ne doit gueres surpasser la profondeur del’excavation qu’on aura faite d’ábord.

Ceci bien entendu, on jettera des pierres perdues mêlées degravier tout autour de l’extérieur de l’enceinte pour comblerparfaitement l’efpace qui se trouvera entr’elieôí le bord de l’ex-cavation, en les enfonçant avec des demoiselles de fer à longmanche, mues s’il le faut avec une machine ; on en répandra en-core en glacis fur les précédentes jusqu’à la hauteur à peu près def enceinte, afn de lui faire une r.isberme.

Après cette disposition l’on remplira de Béton mêlé de cail-loux, comme il est enseigné dans l’article 84; , tout le vuidçqu’auront laissé .les pilots de la fondation , en le battant avec lesdemoiselles précédentes à mesure qu’on le jettera, ayant sanscesse la fonde à la main pour ne laisser aucun espace qui ne soitbien garni , après quoi l’on terminera tout l’ouvrage par un litde Béton d’un pied d’épaisseur, bien arrasé de niveau au-dessusdu sommet des pilots les plus éminents. Ayant laissé prendrecorps à ce massif pendant quelques mois, l’on y asseoira uneou plusteurs caisses dans lesquelles on élèvera la maçonnerie,comme il est enseigné précédemment, sans craindre que l’ou-vrage manque jamais par ses fondemens, car les pilots de pour-tour se trouvant noyés dans l’eau, y durciront de plus en pluscomme l’expérience le prouve ; & quand même ils viendroientà pourrir, peu importe , car la fondation aura alors acquisune solidité indissoluble, sans craindre les assouillemens de laMer ni des courans d’une Riviere, puisque le pied en sera tropbas & trop bien garanti pour en recevoir l’impression.

On voir qu’en suivant cette méthode on n’a pas besoin d’ar-rafer les pilots ni de les planter relativement aux longrines& aux traversines du grillage ; cependant comme il peut fsrencontrer des occaíìons où l’on leroit obligé de les recépe*tous à la même hauteur, quoique noyés à une grande profon-deur d’eau , j’ai conçu diverses idées de Machines pour y p ar 'venir, mais dont je ne fuis point assez assuré du succès pour l eSexposer, sur tout depuis que M. Bétonner, Directeur de i’EcolsRoyale des Ponts & Chaussées à Paris , m’a montré le mo-dels de celle qu’il a imaginé pour cela, qui m’a paru aussi htm