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Seconde partie. Tome second.
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Chap. XIII. de l’usage des Eaux a la Guerre. 245

îe même accueil que de coutume, il lui en demanda la raison;elle répondit qu il devoir s’en prendre à lui-même, ne pouvantenvisager sans un mortel effroi le sac qu’il se proposoit de fairede Leyde, où elle alloit perdre un nombre de personnes quilui étoient cheres. Vaides pour rendre l’enjouement à fa Cléo-pâtre , lui promit qu’à fa considération cette punition n’auroitpas lieu & lui tint parole, se flattant que la famine contraindroitla Place de se rendre sans hasarder le sang des siens. Dans cescirconstances les peuples du voisinage qui avoient tenté vaine-ment jusques-là toutes sortes de voyes de la sécourir, ayant ap-pris qu’elle touchoit au moment de se rendre, prirent le partide la sauver par le moyen le plus étrange dont on se soit jamaisavisé.

951. Pour en bien juger l’on sçaura qu’indépendamment duRhin qui passe au travers de Leyde, l’Iífel ôt la Meuse n’ensont pas fort éloignés, que ces Rivières font contenues par desdigues élevées anciennement pour empêcher que quand la Merenfle leurs eaux, elles ne se débordent dans la campagne dontelles excédent presque toujours le niveau. Ce sont ces fameusesDigues que les Hollandois prirent le parti de rompre fans semettre en peine d’ensevelir sous les eaux leurs propres héritages& tous les Villages circonvoisins : par cette terrible irruption,ils submergèrent le camp des Espagnols, firent naître un chemin3 leurs Vaisseaux qui étoient restés à quarante milles de la Pla-ce , & lui apportèrent un puissant secours de vivres & de Soldats.Ainsi l’on vit subitement plus de cent cinquante Navires armésen guerre chargés d’une grande quantité de bonnes trou j, es pour-suivre de toute part sur cette nouvelle Mer les Assiégeans quise sauvoient à la nage , après avoir disputé avec une bravoureplus qu’héroïque les endroits éminents où ils s’étoient réfugiés,mais que les eaux qui alloient toujours en croissant contraignoientd’abandonner. Je laisse à penser quel fut le désespoir de Valdesd’avoir manqué par fa faute la prise de Leyde, alors si impor-tante aux intérêts de l’Espagne , & perdu avec sa réputation laplus grande partie de son armée , sans parler de toute son artil-lerie qui resta au pouvoir des ennemis.

932. Au fameux siégé d’Anvers , entrepris en 1585 par Ale-xandre Farnese, Duc de Parme, les Hollandois tentèrent de se-courir cette Place par une voye toute semblable à la précédente.Comme 1 armée d Espagne avoir barré f Escaut par un Pont enLnaniere d estacade pour empêcher les ennemis de remonter ce

Hhij

Cette Pla-ce ejl secou-rue par unétrange ef-fet desinonda-tions.

Evene-ment pareilau précédentarrivé en

M»*, au

fige d’An-vers parAlexandrer orne f si.