Chap. XIII. del’usage des Eaux a la Guerre. 251cîle quand un Gouverneur fait tout ce qu’il faut pour être infor-mé de ce qui se passe au dehors ; que rifque-t-i! / Son pis allerfera peut être de tomber dans un gros des ennemis & d’essuyerle fort qu’on lui destinoit, encore cela ne peut gueres arriverque faute d’avoir assez de nerf pour fe frayer un passage aux dé-pens de la troupe que le hasard peut lui faire rencontrer. Quelqu en soit l'évenement,fa conduite fera toûjours glorieuse; maistout semble annoncer qu’il s’en tirera heureusement.
942. En 1705 , sur la fin de la Campagne du Rhin, l’armée RetraitaImpériale faisoit le Siégé d’Haguenau, Place d’une résistancemédiocre, située dans la basse Alsace à six lieues de Saverne; s oa d’Ha-la brèche étant faite , la Garnison de deux mille hommes étoit guenau,as-en danger de fe voir emportée d’assaut, aussi - tôt la prise duchemin couvert qui ne tenoit plus à grand chose, lorsque M.
Dupery Maréchal de Camp, Commandant dans la Place, de-manda une capitulation honorable, offrant de fe rendre au bout
de treize jours s’il n’étoit secouru ; la proposition fut rejettéeavec hauteur par le Général Thungen, qui répondit que la gar-nison n’avoit point d’autre traitement à espérer que d’être faiteprisonnière de guerre. Mr. Dupery instruit qu’il n’étoit pas in-vesti du côté de Saverne, où il y avoit un marais inondé impar-faitement j forma le dessein de s’échapper la nuit suivante ac-compagné de sa Garnison. Pour réussir, il feignit de vouloir faireune grande sortie , disposa tout en conséquence, & ordonna auxBourgeois fous peine de la vie de rester renfermés chez eux de-puis le Soleil couché jufqu’au lendemain matin : il assembla en-suite tout son monde & le sit passer dans le chemin couvert,d’où il défila vers les dix heures pour gagner le Marais, ne lais-sant du côté de l’attaque que deux cens hommes pour faire unfeu continuel, avec ordre de partir par pelotons dans des temsmarqués. Le tout réussit parfaitement, Mr. Dupery arriva versles six heures du matin à Saverne, suivi du Détachement qu’il „ .avoit lame en arriéré. j ur ìa
943. Pour peu qu’on y fasse attention , l’on sentira que si le nieredefir-terrein susceptible d’être inondé a une pente fort sensible, l’inonda- ™ond<ri on stion n’aura pas beaucoup detendue, parce que du côté d’Amont pour la <k-les eaux retomberont fur elles mêmes vers la Place dès qu’on ^f^ es dssfera gonfler la Riviere; le parti que l’on prend est de les foute- i^tleter-nir par intervalle avec des Digues placées à de justes distances rein des en-les unes des autres pour former autant de vastes bassins en cafca- l^ucoupdsdes, qui fe communiquent par de petites écluses ou simplement pente .
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