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Seconde partie. Tome second.
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259
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Chap. XIII. de l’usage des Eaux a la Guerre. 259

II est à observer que de toutes les inondations de Mons iln’yavoit que celles des étangs des Prêtres & des Apôtres qui fussentpermanentes, les autres ne se formant qu’en cas de fiege pourne point être privé de la jouissance des prairies dont nous venonsde parier.

Je passe fous silence le merveilleux usage qu’on pouvoit fairedes petites écluses pratiquées dans les batardeaux répandus au-tour de la Place pour la défense des fossés, cette partie étantrefervée à la troisième Section. Je dirai seulement qu’on ne s’estpoint apperçû au dernier siégé de Mons , que ceux de la Placeíe fussent mis en peine d’employer toutes les ressources de lapart des eaux qu’avoient ménagés pour la défense de la contres-carpe les habiles gens qui l’ont fortifiée, puisque ce n’est qu amesure qae l’assiégeant approche Fenceinte de plus près qu’onpeut lui faire éprouver tout ce quelles peuvent opposer de fâ-cheux, autrement le travail le plus ingénieux devient en pureperte quand on dispense Fennemi d’arriver jufques-là.

956. S’il s’agissoit d’entamer le siégé d’une Place dont Fen-ceinte fut défendue d’un côté par de bons ouvrages détachés,répondant à un terrein propre à la conduite des tranchées , &que de l’autre elle eut des parties foibles garanties par des inon-dations , il faut un mur examen pour fe décider fur le choix dufront auquel il conviendra de s attacher, soit en saignant leseaux qui font obstacle pour cheminer vers la partie foible, ou endonnant la préférence au côté le plus imposant, mais qui ossri-roit en récompense plus de facilité. II y auroit bien des chosesà dire fur un sujet aussi intéressant, mais qui feroient peut êtredéplacées ici; c’est pourquoi je me contenterai d’expofer seulementles principales.

II n’est pas difficile de juger si une inondation peut être sai-gnée en tout ou en partie, dès qu’on aura examiné le Pays quila borne , pour reconncître les endroits qui ont une pente pro-pre à faire écouler les eaux, moyennant des tranchées creu-sées à cette fin ; cela est presque toujours pratiquable fans ungrand travail lorsque l’inondation répond au côté d’Aval de laRiviere qui la forme , fur tout si on en est quitte pour prendrequelques petites Forteresses qui défendraient les Berges ouDigues dans lesquelles il faudrait faire des coupures.

Au cas que Fincndation réponde au côté d’Amont, il faudravoir si le terrein permet de faire une tranchée qui conduise leseaux dans la partie d’Aval , ou si on ne peut pas leur trouver

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Remar-íque sur lechoix desattaquesd’une Placequi nejlcouvertequ en partiepar lesinondationsì