Chap. II. de la construction des Epis de fascinage, 317deux poseurs qui travaillent en même-tems de chaque côté ;mais si l'on n’en avoir qu un Ôc que les deux bras luisent d’uneégale rapidité, il faudroit lui faire faire, autant qu’il fera possi-ble, un même nombre de couches à chacune de ces parties,afin qu’écant arrivé en F ôc en G, il puisse fermer le resteFHG de l’Epi. Pour y parvenir plus aisément, on examineraquelle est la plus solide des deux fondations F ou G, ôc celle quise soutient mieux sur seau ; supposant que ce soit celle marquéepar G, on cessera d’y travailler pour pousser avec vivacité Pau-tre E jusqu en H , où toutes deux doivent se joindre, aprèsquoi 1 on avancera la précédente à son tour, en la faiíànt croiseren H fur les fascines de l’autre FH : le reste s’exécutera, tantpour les enracinemens A,B, E, que pour les tunes, comme ila été dit au sujet des autres Epis. Si l’un des bras étoit plus ra-pide ou plus profond que l’autre, comme par exemple le longde BF, il faudra retarder le côté de l’Epi AG, ôc proportion-ner 1 avancement de son travail à celui de BF.
1031. Pour barrer le bras, tel que A , d’un fleuve G , ôc enfaire palier toute Peau dans l’autre bras B , l’on établira le pre-mier ôc le principal enracinement IHD le plus haut qu il íepourra, comme en D, ôc on s’allignera de D vers X, c’est-à-dire de quatre à cinq toises plus en avant dans l’eau que le rivageEZ auquel il doit aboutir ; l’on bombera un peu le parementà mesure que l’on avancera vers G, afin que le choc de Peauqui tombera fur cette partie ôc qui la fera un peu reculer, la ré-duise à une ligne droite XH.
II ne faut pas se contenter dans cette occasion de faire àl’Epi un simple enracinement ordinaire DH, on doit le forti-fier d un second KLI, uni à l’Epi par un trait circulaire KLM:on avancera en su te de quelques toises vers N, ôc pour ne lepoint exposer a être renverse par le choc de Peau, on fera unnouvel enracinement PO, qui servira comme de contre fortà la partie HGN , observant encore d’unir ce contrefort parune ligne circulaire PN, qui augmentera considérablement laforce de P Epi* On sera nu second contrefort RS, s’il est besoin,a ec les mêmes précautions, ôc après avoir poussé PouVragede F en X, on fera le dernier enracinement XY. Les Epis decette nature doivent avoir une épaisseur considérable pour ré-sister au poids ôc au choc de Peau, ôc être construits à deux pare-mens de même que leurs contreforts.
1032. Pour obliger la plus grande partie d’un fleuve à se jet-
R r iij,
suant dedeux Riviè-res.
Pl.
xxxvi.
Autreconflrutiiond’Épi lors -•qu on veutbarrer lebras d'uneRivierepour la re-jetter touteentiers dansune autre.
Fig* S-
Usage àk#