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Seconde partie. Tome second.
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Des A-yucducs-Ponis furlesquelspajjè le Ca-nal (s desautres A-mieducs dSiphon, quipassent des-sous le mê-me Canal,pour empê-cher qii'il.ne se com-ble par lelimon que.ckaûent le#eaux étran-gères „

.j 64 Architecture Hydraulique , Livre IV,tain sor un article aussi essentiel, moyennant le réservoir de Se.Farriol } \e plus grand ôc le plus magnifique ouvrage qui ait étéexécuté par les Modernes.

Ce réservoir est pratiqué, dans un vallon où coule la Rivièrede Laudot, entre deux montagnes que l’on a joint, du côté le plusbas, par une forte Digue de trois cens soixante-quatorze toisesde longueur , pour soutenir les eaux sur l’étendue d’environcent trente arpens de superficie , ôc de cent pieds de hauteurdans la partie la plus profonde, qui donne un million de toisescubes d’eau. Elles font rassemblées par une rigole de six grandeslieues de longueur, nommée Rigole de ta Montagne , parce qu’ellereçoit ce que fournissent plusieurs petites Rivières ôc Ruisseauxqui partent de la Montagne Noire, ôc que d’ailleurs elle pas-se par un aqueduc de soixante toises de longueur fous la Mon*tagne d’Efcamaze , qui a été percée à cette occasion.

Les eaux de ce réservoir se lâchent par de gros robinets decuivre placés au fond, c’est-à-dire à cent pieds au-dessous deleur superficie : on y communique par des gallerie voûtées,pratiquées dans l’épaisseur de la Digue. Ces eaux viennent serendre dans l’ancien lit de la Riviere de Laudot, qui les con-duit près de l’endroit nommé Pont de Croujsél , au-dessous de Re-vd , où elles font reçues, ainsi que celles de la petite Rivierede Sort , dans la rigole nommée de la Plaine , ayant huit lieuesde longueur, qui lés conduit jusques dans le Bassin de No-roisse , d’où elles sortent par des épanchoirs pour se rendre danslò bout de Canal qui fait aujourd’hui le point de partage, aprèsavoir parcouru plus de quatorze lieues de Pays. , depuis laMontagne Noire.

1089. Comme dans le tems de îa construction dù CanalRoyal, il a fallu traverser un grand nombre de Rivières ôc de Ruis-seaux qui se sont rencontrés fur son passage', on ne trouva point-alors d’autre expédient que de les y faire entrer ôc de ména-ger des déversoirs de superficie pour leur écoulement, afin demaintenir toujours les eaux à une profondeur convenable à lanavigation ; ôc bien loin de regarder ces eaux étrangères comfflSincommodes, elles furent considérées au contraire propres à rem-placer celles qu’on devoit s’attendre. de perdre par les évapora-tions. Au bout de quelques années- on reconnut l’erreur où 1 o»étoit tombé à cet égard , parce que le limon quelles déposeientdans le Canal, en éievoit le fond avec tant de progrès, qu’on eutlieu d’appréhender qu’ii'ne- restât pas long-tems .navigable, ce