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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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78 CONQUETES &c. DES PORTUGAIS

Section Maures, avec lesquels les Portugais firent un commerce fort avantageuxCwtite s iiand ds v ^ rent qu'ils ne pouvoient les subjuguer ; ils conclurent un Trai-des Portu- td avcc le Roi de Bornéo, auquel les deux Parties trouvèrent leurgais fans compte (d).

k% Indes Vers le même tems que les Portugais commenceront à avoir quelqueà- correspondance avec les habitans de Bornéo, ils eurent auíîì connoissanceCommerce de de Celebcs, les uns disent par hazard, & les autres parìe naufra-de S iortu- ge de quelquun de leurs vaisseaux ; mais on convient quils nen eurentgais avec quune connoissance fort superficielle jissquau tems quAntoine de Gaivano,tes Hahi- Gouverneur des Molucques, renvoya chez eux deux des naturels de Ce-íebef»/? e ^ es » siuii avoit convertis au Christianisme : ils porterent plusieurs deMacassár. leurs compatriotes à se faire Chrétiens, & établirent la bonne intelligenceentre les Peuples de cette Iíle en général & les Portugais (b). La grandeIíle de Celebes est séparée de Bornéo par le Détroit de Maccassar. û -trgenfola & dautres Auteurs disent que les habitans ont le teint blanc, & quecétoient autrefois de grands Pirates ; ils nous donnent' aussi une idée delancienne forme de Gouvernement établie dans cette Iíle, qui semble con-firmer quil y a eu de grandes révolutions dans ces Pays avant larrivéedes Européens. Ce quils en disent revient en substance à ceci. Quil yavoit originairement sept Royaumes ou Principautés dans fille , dont lesSouverains sassembloient pour élire un Monarque, dont 1 autorité étoit li-mitée dans fa nature, mais sétendoit fur toute fille, & que les Electeursdépoioient en cas quil abusât de son pouvoir, & quil en passat les bor-nas (c) (*). Les Portugais regarderont la découverte dun si grand Payscomme une chose de la derniere conséquence, & prirent des mesures poursassurer f amitié de Peuples quil nétoit pas aisé de subjuguer, & qui pou-voient être utiles à leurs Alliés (d).

Motifs qui Les Macassars étoient plus vaiílans & plus intelligens que les autres In-ITMacss- àus , ensorte quaprès avoir eu quelque tems commerce- avec les Euro-

sars ii a- péens ,

bamhmer (q) L^ftau, L-HI> P- 2.21. (c) Cervoise , Hist. de MacaíTarp. 31.

leur an . (U* Ç e ^ )a Relation de Gaivano , dans sonderme As- Uvre, intitulé Découvertes.

ligion.

Maffttus, L. X. Ch. 11.

mourut vers lan 1691. Les Portugais de Macao faisoient depuis quelques années ungrand commerce avec les Maures des côtes, & à leur príere y établirent un Comptoir;mais ies Maures le surprirent & le pillèrent dans la fuite , massacrant la plupart de ceuxqui y étoient (1).

(*) H ne seroìt pas difficile de prouver, sicen étoit ici le lieu, que quoi quon dise dela barbarie de eeS Peuples, il nest presque aucune forme de Gouvernement connue, quine fût établie dans les Indes quand les Portugais y pénétrèrent ; & ceux qui font bienau fait de lBistoire de ces Pays, sapperçoivent fans peine que les choses alloient en déca-dence parmi les naturels, quoiquelles ayent bien décliné depuis. On peut voir par la Re-marque précédente, quil ny a pas beaucoup de fonds à faire fur ce quon rapporte dePeuples qui font séparés des autres , & comme cachés au reste de PUnivcrs. ues Mau-res représentent les Beajons à peu près comme des bêtes à deux pieds, tandis que le Mis-sionnaire Italien , qui a vécu & est mort parmi eux, & qui navoit aucun intérêt âdéguiser ou à dissimuler ia vérité, assure quils étoient plus vertueux Lt plus sages que lesMaures.

fi) tícm. Carrer;, Voy. autour dn .Monde, T. III, U III. Ch. 5.