DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. V. 157huit & de dix, & elle en a quarante détour. La côte méridionale vers SectionM indanao, est la plus peuplée, c’est-à-dire depuis Lobog, fa Capitale, jus- IV.q 11 a la petite Isle ou Presqu’isle de Panglao. U y en a encore trois autres , f fi'I e 'I e ^maïs qui Pont moins peuplées, & l’on n’y compte en tout que douze - cens us" 1 }’'perlouu 63 , g lt j payent tribut. Lé terroir ne produit point de riz, mais il Philippt-e st riche en Mines d’or, & abondant en cocos, patates & racines qui fup- nés.Plient au défaut de riz. Les montagnes font pleines de bêtes fauves L& la ——»
mer abonde en poisson, que les habitans troquent avec ceux des Isles voisi-îj es pour du coton. Leur langage est le même que celui des Bisayas ; maisî f°nt plus blancs, mieux faits que ceux de Leyte, de Samar & de Panay,
* plus braves fur terre & fur mer. Leur fierté paroît assez par le surnomslUavoit celui qui les commandoit avant l’arrivée des Espagnols, qui é-toit Bar ay Tupueng , qui veut dire l’Incomparable & le Sans-pareil. Maisleur orgueil a été humilié par ceux de Ternate, les Portugais & lesEspagnols successivement ; & cela leur fut prédit en vers d’un ton fortlamentable par une de leur Baylona ou Prêtresses, nommée Cariapa. Tou-t( r s les Histoires des habitans de Philippines font des efpeces de Chro-
mqves en vers ç a y
SECTION V.
îfie de Cebu, premier Siégé du Gouvernement des Espagnols. Le chemin deLima à cette JJle plus court & plus commode , que celui ssAcapulco à Ma-nille. JJle dc Mindanao, Jcs richejfes , état présent de ses Habitans ; Islede Xolo. Causes qui ont empêché les Espagnols d'étendre davantage leurP'djJ'ancc , de tirer plus de profit de ces ljles.
Ç) E b u, Sogbu , Sibu ou Zebu n’est pas grande, elle n’apas plus de quin- Sectionze ou vingt lieues en longueur, fa largeur est de huit, & son circuit de v.h Ua rante-huit. Son Cap principal, qui est au Nord-Est, s’appelle Emula- DeUsiesJef*** & delà fes deux côtes s’étendent, l’une du Nord-Est au Sud - Ouest b u > dtJjuqu’au Détroit-de Tanay ; & l’autre du Nord au Sud jufqu’à la petite Isle ,
g e flatta, qui a quatre lieues de tour & la ville du Saint Nom de Je- Xolò&c.■/. Us (fi)- Cette place est située fur une pointe presque au milieu de l’Isle, — ——
' ° Us le dixieme degré, & n’est éloignée de l’Isle de Matta du côté de l’Est 3 * de(^ssl'nne portée de mousquet, & du côté de l’Ouëst d’une portée de canon. ebu>p e st en cet endroit que Magellan , son beaupere , le premier Pilote , & le''■fpitaine Jean Serrano furent tués. On volt entre ces deux terres un Port,
1 on est à l’abri de tous les vents, & qui a deux entrées du côté de l’Est/j "Z l’Ouëst, mais il y a quelques bas-fonds à éviter. Magellan trouva ene stdroit plusieurs vaisseaux de différentes Nations. Le Roi du Pays veu-ut exiger de lui le droit pour les marchandises & pour l’ancrage , mais;gil
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O) Relac; de las Islis Filipinas. (Z>) Carreri ubi fup. " ^
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