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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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, DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. V. 167Mais depuis Sanxil jufquà Samboangan, le long de la côte, ils font Maho- S^ctio»Me tans ; particulièrement dans les Iíìes de Basilan & de Xolo, qui est comme v -j e Siégé de cette Religion & la Mecque de cet Archipel, parceque celui qui cebtwse a i cur , a prêchée le premier, y est enterré ; les crédules Cafikes en content une Mindá-infinité de fables. Les Espagnols à leur arrivée détruisirent son tombeau ; nao, <hî na ' S ,P 0Ur dire le vrai, ils font généralement Athées, & ceux qui ont quel- Xolo&c.siue Religion font sorciers (a) (*). Les Mahométans ne savent de leur 'Religion que^ces trois articles; ne point manger de porc, être circoncis,

^ entretenirplusieurs femmes, quoiquils saccordent tous à ajouter beau-eoup de foi aux augures & aux présages pour la moindre chose. Ils font°rt sobres, fe contentant d'un p tu de riz cuit, & quand ils nen ont point,e racines darbres, fans jamais fe servir dépices, les riches comme les pau-Vres - Lorfquils ont un cerf, un chevreau, du poisson, ils ny mettenta ucune autre sauce que du sel & de seau. Leur habillement est simple, &uhacun est son propre tailleur. Un même habit sert de haut-de-çhauífes, dePourpoint & de chemise. Ils portent au côté un poignard à leur mode,

«pnt la poignée est dorée, & une ceinture au-dessus des haut-soe-chausses ,o une toile du Pays, si large quelle leur tombe íur les genoux: ils ont Jeuan à la maniéré des Maures (b). Les femmes portent de jour un sac,ssu leur sert de jupe, & de nuit cest leur drap, leur lit, leur matelas fur? Uc mauvaise natte ; elles ne laissent pas davoir de riches bracelets auxss as - Leurs maisonnettes de bois sont couvertes de nattes ; la terre leurde siégé, les feuilles darbres de plats & dassiettes, les cannes de vais-soaux à les cocos de tasses. Leurs coutumes sont plus barbares que cellesties autres Mahométans; .car si le pere dépense quelque argent pour le fils,le rachette de fefclavage, il le retient pour son esclave, & ce qui est^ !us dénaturé encore, le fils fait la même chose à f égard du pere. Pour le^Pmdre bien qu ils font à quelqu'un ils le privent de la liberté, & pour le^ ri me d'un seul ils réduisent tous les parens en esclavage. Us font desVa uie$ continuelles aux étrangers qui ont affaire avec eux, & lon ne peut

sen

(«) Relac. de las Iflas Filipinas. (í) Carrert, T. V. L. II. Ch, S.

leíít que n0lis Visons est fur lautorité des Auteurs Espagnols, & le Lecteur doit

stUe dans son véritable sens. II est certain que les Missionnaires ne nous donneur

l °ut p '^ es confuses & absurdes des Opinions Religieuses des Naturels des Pays; dansi 3atu Orient les Peuples en font un grand secret, & cest par une raison fort simple &dun'' 6 pour que ce quils estiment sacré ne soit pas exposé à la risée de ceux qui sonts 5v e au tre Religion, Si cétoitici le lieu, nous pourrions, dapròs les recherches dunpx "t & judicieux Ecrivain (i), donner un ample détail des. principes religieux de cesrii'ii c ' ^ Ue ^ es Ì usiifíeroit Pleinement dAthéisine ,, mais prouveroit eu même temscj> a s . ° nt extrêmement crédules & superstitieux. Leurs Prêtres fe vantent à-Ia-véritéc rifi° lr commerce avec les mauvais Esprits, & ont établi une multitude détranges fa-effets ics rendent Sorciers dintention, mais qui ne font que des illusions, & desf erv . s dune folie enthousiaste. A cet égard les Espagnols leur ont rendu beaucoup dall)es lce J car depuis que la Religion Chrétienne sest introduite parmi eux, ceux--U 0 1-j ui ne Pont pas embrassée ont fort rectifié leurs sentimens, & ont non feulement re* a leurs anciennes superstitions, mais les regardent avec mépris.

(1) Relaciones de las Istas Filipinas,