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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES Liv. XVII. Chap. V. 287

ïïle la proposition en dautres termes, équivalens en grande partie aux SactiosO utres, la conséqûence des Espagnols est très-juste. Car il nest rien de . XLplus vrai que ceci, savoir que les Colonies font avantageuses à proportion ~ icmví ?~7 1 or « de 1 argent qu elles produisent a leur Pays natal. Mais voici des ìjlesSit le sophisme: ce ne doit pas être louvrage de la Nature mais celui deMarianes,', J yt. Lor & largent font les mêmes, de quelque façon quils soientpro- cette desduits niais for & largent qui enrichissent un Pays ne font pas ceuxSue lon acquiert en creusant la terre ; mais ceux qui font le produit de nes'&c.Industrie. Le premier est une espece dor volatil, que ni les Loixni la for-* e ne peuvent arrêter ; mais f autre est si solide & si permanent, quil ne peut-etre enlevé que par une industrie supérieure («). Ces principes une fois -uoinpris, le Lecteur ne fera pas étonné , 11 nous soutenons que les Illesdont il sagit peuvent être très-riches & précieuses, en accordant, ceSUi nest quune pure supposition, quil ne sy trouve pas un grain dornt dargent.

- Ces Isles font incontestablement riches & estimables, parcequelles pos- Cct/JnU.e dent presque tous les biens que la Nature indulgente peut dispenser. El- l iel ,lejouissent dun climat doux & serein, lans ressentir une chaleur exces-quoique situées dans la Zone Torride, & íàns être jamais exposées aupoindre froid : le terroir y est dune merveilleuse fertilité, & elles produi- me il n'y^nt tout ce qui est nécessaire aux besoins de la vie (*). Dailleurs elles auroîtpas

font & Mines.

* (<*") Discourfe on Navigation and Discoverics. Will. Monsorìs Naval Tracts. JVood's.<>urvey 0 f Trade, P. III.

(*) Comme nous sommes sincèrement persuadés de la grande importance de ces Nou-Philippines, & que les envisageant sous ce point de vue nous croyons que leur£ couverte seroit avantageuse au Commerce, soit en faveur des Espagnols, soit en saveurv e quelque autre Nation, nous en avons traité fur ce pied-, & rapporté fans réser-J\.& avec can< * eur routes les différentes Relations qui nous font connues; & quoi-A , Y ? -it quelques différences, peut- être des différences assez essentielles, entre cesdations, nous croyons quon peut les concilier , à moins quelle ne donnent aucu-A éteinte au fonds des faits. Nous avons parlé de deux Cartes qui peuvent paroî*e contraires lune à lauítre par rapport à la situation de ces Isles. II faut remarquerj la premiere a été corrigée fur la description des Insulaires, &, tout bien considéré,la I s° Us ^mble quelle doit être la plus conforme à la vérité. On assure cependant que Y c °nde a été corrigée, cest-à-dire, quelle a été tracée selon les idées des Espa- n °ls, qui voudroient fort persuader quaucune de ces Isles na jamais été visitée ni£* r eux, ni par aucune Nation Européenne, en quoi ils pourroient bien se tromper,

, - r fi jamais elles ne lont été, d ces Insulaires ont-ils acquis quelque connoissance , er » ont-ils eu la petite quantité de ce métal qui se trouve chez eux ? A lé-stì| s à la diversité des noms, elle peut être venue fort aisément des relations des Jn-la aires . à Provinces différentes; ceux qui abordèrent dans lJíle de Samal, venoient dev, Pwtie du Sud-Ouëst de cet Archipel; ceux qui furent jettés fur la côte de Gumn, du..°rd- Est, & lon convient que dans chacune de ces Provinces les habitans parlent desbliiu es différentes de la même Langue. 11 faut avouer que ces Insulaires ont vraisem-dëtf . ent 'uon tré leur caractère du beau côté , quoiquil ne paroisse point qu'IIs layent"tenti par leurs procédés aux Philippines, & dans les Isles Marianes. On dira peut-être

* e le meurtre des deux Mislio nnaires le dément réellement, mais il faut considérer

4 que