DANS LES INDES ORIENTALES Liv. XVII. Chap. V. 287
ïïle la proposition en d’autres termes, équivalens en grande partie aux SactiosO utres, la conséqûence des Espagnols est très-juste. Car il n’est rien de . XLplus vrai que ceci, savoir que les Colonies font avantageuses à proportion ~ icmví ?~7 1 or « de 1 argent qu elles produisent a leur Pays natal. Mais voici où des ìjlesSit le sophisme: ce ne doit pas être l’ouvrage de la Nature mais celui deMarianes,', J yt. L’or & l’argent font les mêmes, de quelque façon qu’ils soientpro- cette desduits niais for & l’argent qui enrichissent un Pays ne font pas ceuxSue l’on acquiert en creusant la terre ; mais ceux qui font le produit de nes'&c.Industrie. Le premier est une espece d’or volatil, que ni les Loixni la for-* e ne peuvent arrêter ; mais f autre est si solide & si permanent, qu’il ne peut-etre enlevé que par une industrie supérieure («). Ces principes une fois -uoinpris, le Lecteur ne fera pas étonné , 11 nous soutenons que les Illesdont il s’agit peuvent être très-riches & précieuses, en accordant, ceSUi n’est qu’une pure supposition, qu’il ne s’y trouve pas un grain d’ornt d’argent.
- Ces Isles font incontestablement riches & estimables, parcequ’elles pos- Cct/JnU.e dent presque tous les biens que la Nature indulgente peut dispenser. El- l iel ,lejouissent d’un climat doux & serein, lans ressentir une chaleur exces-quoique situées dans la Zone Torride, & íàns être jamais exposées aupoindre froid : le terroir y est d’une merveilleuse fertilité, & elles produi- me il n'y^nt tout ce qui est nécessaire aux besoins de la vie (*). D’ailleurs elles auroîtpas
font & Mines.
* (<*") Discourfe on Navigation and Discoverics. Will. Monsorìs Naval Tracts. JVood's.<>urvey 0 f Trade, P. III.
(*) Comme nous sommes sincèrement persuadés de la grande importance de ces Nou-Philippines, & que les envisageant sous ce point de vue nous croyons que leur£ couverte seroit avantageuse au Commerce, soit en faveur des Espagnols, soit en saveurv e quelque autre Nation, nous en avons traité fur ce pied-Ià, & rapporté fans réser-J\.& avec can< * eur routes les différentes Relations qui nous font connues; & quoi-A , Y ? -it quelques différences, peut- être des différences assez essentielles, entre cesdations, nous croyons qu’on peut les concilier , à moins qu’elle ne donnent aucu-A éteinte au fonds des faits. Nous avons parlé de deux Cartes qui peuvent paroî*e contraires l’une à l’auítre par rapport à la situation de ces Isles. II faut remarquer■j la premiere a été corrigée fur la description des Insulaires, &, tout bien considéré,la I s° Us ^’mble qu’elle doit être la plus conforme à la vérité. On assure cependant que„ Y c °nde a été corrigée, c’est-à-dire, qu’elle a été tracée selon les idées des Espa-” n °ls, qui voudroient fort persuader qu’aucune de ces Isles n’a jamais été visitée ni£* r eux, ni par aucune Nation Européenne, en quoi ils pourroient bien se tromper,
, - r fi jamais elles ne l’ont été, d’où ces Insulaires ont-ils acquis quelque connoissance„ , er » où ont-ils eu la petite quantité de ce métal qui se trouve chez eux ? A l’é-stì| s • à la diversité des noms, elle peut être venue fort aisément des relations des Jn-la aires . à Provinces différentes; ceux qui abordèrent dans l’Jíle de Samal, venoient dev, Pwtie du Sud-Ouëst de cet Archipel; ceux qui furent jettés fur la côte de Gumn, du..°rd- Est, & l’on convient que dans chacune de ces Provinces les habitans parlent desbliiu es différentes de la même Langue. 11 faut avouer que ces Insulaires ont vraisem-dëtf . ent 'uon tré leur caractère du beau côté , quoiqu’il ne paroisse point qu'IIs l’ayent"tenti par leurs procédés aux Philippines, & dans les Isles Marianes. On dira peut-être
* e le meurtre des deux Mislio nnaires le dément réellement, mais il faut considérer
4 que