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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. VIL i 9

élire. Trois Seigneurs partageoient les suffrages, Albert, Comte de Goritz, ^ d . AJ-Rodolphe, Comte de Habsbourg, & Bernard qui portoit le titre de Duc de iemagne, 'Carinthie, quoiquOttocare poíîedât ce duché. Les débats qui séleverent 12 54-i3J3.

au sujet de ces Seigneurs furent tels que les Electeurs, ne pouvant saccorder --

fur !e choix d&n Empereur, convinrent de sen remettre au jugement deLouis le Sévere, Duc de Bavière, & promirent de reconnoître celui qu'ilnommeroit (i).

Louis le Sévere, avant que de se décider, consulta le Burgrave de Nurem- RMpktberg & lui demanda si dans le cas il donneroit la préférence à Rodolphe , ^'-s dscelui-ci lui accorderoit bien en mariage Tune de ses filles; il en a six, lui H^sbourgrépondit ce Burgrave & cousin du Comte de Habsbourg: élisez le, & choisiífèz * j Z 2celle qui vous conviendra le mieux. Louis le Sévere ne balança plus, &nomma Roi des Romains Rodolphe, Comte de Habsbourg,chef de l'illustremaison dAutriche, & dont quinze defeendans ont occupé le trône de l'Em-pire. Louis le proclama, & tous les Electeurs, à iexcepdon dOttocare,

Roi de Bohême, applaudirent au choix.

Lopinion la plus généralement reçue est que la Maison de Rodolphe, sort Origine &de celle dAlsace, réputée lune des plus anciennes maisons Souveraines de grandeslEurope. Elevé h la cour de lEmpereur Frideric II, il paslà à celle dOt- *

tocare, Roi de Bohême, qui le fit grand Maréchal de fa cour; il fut nommé Roiol ^ ì! -dans la fuite Général de la cavalerie de Bohême, & il se signala par sa valeurdans la guerre d'Ottocare contre Bêla IV, Roi de Hongrie; mais de quelqueshonneurs quil jouit à la cour de Bohême, il la quitta, & se retira dans sesterres, il se fit respecter par sa prudence & son caractère bienfaisant, au-tant quil se rendit redoutable par ses talens militaires ( 2 ).

Ce fut donc h ses grandes qualités & non h fa puissance que ce Prince futredevable du sceptre impérial, car Rodolphe nétoit rien moins que riche,

& ses domaines étoient fort peu étendus. II l'emporta pourtant fur Alphon-se X qui sopposa fort inutilement à cette élection. Frideric, Burgrave deNuremberg sut député pour aller porter à Rodolphe la nouvelle de sa pro-clamation; nouvelle dautant plus surprenante pour lui, que, ne se doutantpoint cjue lon dût songer seulement à lui dans cette diete, il étoit alors oc-cupé ù faire le siégé de Bâle, dans une guerre très - injuste quil poursuivoitcontre l'Evêque de cette ville.

A la nouvelle de son élévation, Rodolphe, impatient de jouir de sa nou- Courcme-velle dignité, leva le nege & se rendit à Francfort, d, accompagné des nemde R cElecteurs, il alla à Aix la Chapelle recevoir la couronne impériale. Sui- rfs ^ e > bvan t lufage constamment observé, cette cérémonie étoit terminée par la ^ritildonneprestation de la foi & hommage des Princes au chef de lEmpire. Mais il rinvestitureétoit dufage austi que pour recevoir ce ferment, lEmpereur devoit tenir son auxVrinces.sceptre à la main, & le hazard ayant fait quon navoit point porté le scep- 1273>tre h Aix la Chapelle, les Princes prétendirent que fans cet attribut, leMonarque ne pouvoit ni recevoir leur serment, ni leur donner linvestiture.

Pour trancher la difficulté, Rodolphe prenant le crucifix qui étoit sur lau-

(1) Struvius Perioì. 9-10. Albert Argentin. Tugger. L. 1. c. y. (2) Pragmaúca.

Lib. 1. Spener Hijl. Germ. (Jniv. Lib. S. cap. 8- Wikelim. ImhoíF. Neiel Procetitm.

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