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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA I) L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. VII. 2?

Pontifical, fut contraint de l'accepter, & prie le nom de Martin IV Simonétoit de très-obscure naissance, m;aìs il étoit fort estimé par ses ralens & \ hJ1, °' Alplus respecté encore par ses éminentres vertus. Sans ambition & fans avidité tS,)i ne vouloir ni senrtchir, m enrichir les siens. Sa modération étoit tellequil souffrit que les Romains lui confiassent le gouvernement de leur ville & Nicolasle nommassent Sénateur, enserre quen cette occasion les Romains exerccrem tiTirtïeux-memes les fonctions de la suprême autorité; & sils y étoient portés Mede.par le caractère pacifique de Martin IV, ils y étoient encore plus autorisés I2So -par Indifférence que témoignoit Rodolphe pour la décadence totale d-> Japuissance Impériale en Italie. Jamaisi la maison de Suabe, tant quelle occupale trône navoit permis de pareils atte ntats ; mais il sen falíoit bien que Rodoi-phe pensât comme ces zélés défenseurs des droits Impériaux (.1)

L'Empereur soecupoit alors des moyens dassurer la tranquillité publiquedans les diverses provinces dAllemagne. Comme par ses injustices il avoitaigri plusieurs Seigneurs, & quil avoit encore quelques entreprises semblablesà faire; il étoit fortement intéressé à sattacher les Princes de lEmpire - ilprie le plus grand foin de purger les bourgs & les routes publiques des bri-gands qui les infestoient ; il les poursuivit lui-même, & suivi de quelquestroupes feulement, il alla les réduire jusques dans les châteaux ils se reciroient. Lun de ces brigands pensa causer p*r son audace une grande révo- rlution ; Titocolup étoit le nom de cet homme adroit, téméraire & fort élo- luflíZdquent, il n entreprit rien moins que de détrôner Rodolphe, & dufurper la /W*couronne Impériale: dans cette vue il prétendit être Frideric II & dit que ,ic 1L usétant évanoui pour sêtre baigné dans leCidnus, ses gens le croyant mort t f Hs &

lavoient abandonné; que pour ne pas tomber entre les mains des infidèles Í 2 'íìii! avoit erré dans les déserts de la Terre Sainte pendant plus de trente annéescette fable étoit absurde, & ce fut par cela-même quelle fit une telle impression fur le peuple, que limposteur, si on lùi eût donné encore quelquecems eût excité des troubles quil eut été très-difficile dappaiser: mais il né-toit alors suivi que dun très - petit nombre de misérables; il fut pris h Wetz-lar, & brûlé avec tous ses complices (2). 2

AíTuré de la reconnoissance des grands quil avoit méritée en effet par lesservices essentiels quil leur avoit rendus, Rodolphe crut quil étoit tems dedéclarer ses volontés concernant le Duché dAutriche. I.es Princes ainsique les peuples, ne doutât pas que cet Etat ne fiât rendu aux Ducs deBavière ses légitimes maîtres; cétoit aussi le vœu des Etats Provinciaux dAu-triche, qui sachant combien Rodolphe étoit redevable à Louis de B-viere& pensant que ce servît h lui que ce Duché seroit restitué, envoyerent prierlEmpereur de leur nommer le Souverain auquel son intention étoit quils seíoumirent. Rodolphe avoit été assez ingrat pour former le projet déiever Usu>mhnfa masson fur les ruines de celle d e Bavière; il neut garde de remplir les iíS£h 7désirs des Etats Provinciaux ;. & reprenant ladministration quil leur avoit & Autricheconfiée, il commit à son fils Albert le gouvernement de lAutriche Peu de J urlnwai ~tems après, ayant conclu le mariage de son fils Albert avec la fille du Comte B *

iîl á 2.

(1) Fleury. Ilìst. JLccUj. Tom. ig Li v , g 7 . (a) He iss. mJi d n Lj

1cm. 1. pag. 137 aux notei Chrome. Colmar, part. 2. pag 48 ^

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