D’A I) L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. VII. 2?
Pontifical, fut contraint de l'accepter, & prie le nom de Martin IV Simonétoit de très-obscure naissance, m;aìs il étoit fort estimé par ses ralens & \ hJ1, °' Alplus respecté encore par ses éminentres vertus. Sans ambition & fans avidité tS,)i ne vouloir ni s’enrtchir, m enrichir les siens. Sa modération étoit telle’ — —qu’il souffrit que les Romains lui confiassent le gouvernement de leur ville & Nicolasle nommassent Sénateur, enserre qu”en cette occasion les Romains exerccrem tiTirtïeux-memes les fonctions de la suprême autorité; & s’ils y étoient portés Mede.par le caractère pacifique de Martin IV, ils y étoient encore plus autorisés I2So -par Indifférence que témoignoit Rodolphe pour la décadence totale d-> Japuissance Impériale en Italie. Jamaisi la maison de Suabe, tant qu’elle occupale trône n’avoit permis de pareils atte ntats ; mais il s’en falíoit bien que Rodoi-phe pensât comme ces zélés défenseurs des droits Impériaux (.1)
L'Empereur s’oecupoit alors des moyens d’assurer la tranquillité publiquedans les diverses provinces d’Allemagne. Comme par ses injustices il avoitaigri plusieurs Seigneurs, & qu’il avoit encore quelques entreprises semblablesà faire; il étoit fortement intéressé à s’attacher les Princes de l’Empire - ilprie le plus grand foin de purger les bourgs & les routes publiques des bri-gands qui les infestoient ; il les poursuivit lui-même, & suivi de quelquestroupes feulement, il alla les réduire jusques dans les châteaux où ils se reciroient. L’un de ces brigands pensa causer p*r son audace une grande révo- r „lution ; Titocolup étoit le nom de cet homme adroit, téméraire & fort élo- luflíZdquent, il n entreprit rien moins que de détrôner Rodolphe, & d’ufurper la /W*couronne Impériale: dans cette vue il prétendit être Frideric II & dit que ,ic 1L us’étant évanoui pour s’être baigné dans leCidnus, ses gens le croyant mort t f Hs &
l’avoient abandonné; que pour ne pas tomber entre les mains des infidèles’ Í 2 'íìii! avoit erré dans les déserts de la Terre Sainte pendant plus de trente années’cette fable étoit absurde, & ce fut par cela-même quelle fit une telle im’pression fur le peuple, que l’imposteur, si on lùi eût donné encore quelquecems eût excité des troubles qu’il eut été très-difficile d’appaiser: mais il n’é-toit alors suivi que d’un très - petit nombre de misérables; il fut pris h Wetz-lar, & brûlé avec tous ses complices (2). 2
AíTuré de la reconnoissance des grands qu’il avoit méritée en effet par lesservices essentiels qu’il leur avoit rendus, Rodolphe crut qu’il étoit tems dedéclarer ses volontés concernant le Duché d’Autriche. I.es Princes ainsique les peuples, ne doutât pas que cet Etat ne fiât rendu aux Ducs deBavière ses légitimes maîtres; c’étoit aussi le vœu des Etats Provinciaux d’Au-triche, qui sachant combien Rodolphe étoit redevable à Louis de B-viere& pensant que ce servît h lui que ce Duché seroit restitué, envoyerent prierl’Empereur de leur nommer le Souverain auquel son intention étoit qu’ils seíoumirent. Rodolphe avoit été assez ingrat pour former le projet d’éiever Usu>mhnfa masson fur les ruines de celle d e Bavière; il n’eut garde de remplir les iíS£h 7désirs des Etats Provinciaux ;. & reprenant l’administration qu’il leur avoit & Autricheconfiée, il commit à son fils Albert le gouvernement de l’Autriche Peu de J urlnwai ~tems après, ayant conclu le mariage de son fils Albert avec la fille du Comte B *
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(1) Fleury. Ilìst. JLccUj. Tom. ig Li v , g 7 . (a) He iss. mJi d n Lj
1cm. 1. pag. 137 aux notei Chrome. Colmar, part. 2. pag 48 ^
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