Buch 
40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
Seite
47
JPEG-Download
 

4 ?

D’A L L E M À C N •!. aXV. Sec t. VII.

mémorable qui décida de i'Empire, nc sut rien moins que meurtrière: des n Hdeux côtés il ne périt pas plus de cent combattatis (i). ' jaingné* '

Adolphe avoir régné sept ans, il s’étoit fait mépriser par ses vicçs Lt dé- iziz.tester par le projet insensé qu’il avoir conçu de régner arbitrairement; il ne ——~íut regreté que de quelques débauchés, auxquels il donnait l'exemple de fa f e " r *TJTdépravation. L’Archevêque de Mayence son cousin i’avok élevé au trône pljtéfïtt& les intrigues du même Prélat l’en précipitèrent. V imagine son épouse]fille deGerlac, Duc de Limbourg,i! eut Henri,mort encore très-jeune, Ru-perc,marié h Gutha, fille de Venceflas, Roi de Bohême, Gerlac, qui lui' suc-céda au Comte de Nassau, Valran & Adolphe dont on ignore le fort Adé-laïde Religieuse à Mayence, Imagine qui mourut fille, & Mechtilde, épousede Rodolphe, Comte Palatin du Rhin. ’

Quelqu’unanimité qu’il y eut dans sélection d’Albert, ce Prince craignantque dans la suite on ne prît prétexte de la violence exercée contre fonVré-décesseurpour I’inquiéter lui-même, aslèmbla les Electeurs à Francfort, leurremit fa couronne, & les pria d’élire librement celui qu’ils jugeroient Je'plusdigne de régner. Sans-doute Albert étoit bien assuré de réunir les suffrages caron ne fait gueres de semblables démarches fans être certain du succès! 'Sonattente ne fut pas trompée; il fut élu d’une commune voix, le p d’Aofit1298, & conduit à Aix-la-Chapelle , où il fut solennellement couronné.

Ami de la France avant son élévation à I'Empire, Albert pour resserrer encore UEmtxrevTles liens qui l’attachoient à Philippe le Bel, lui envoya demander par des ^e,[ re-ambassadeurs Blanche, sœur du Monarque François en mariage pour Adolphe nmmìk s esson fils aîné: cette union fut conclue, & peu de teins après les deux Souve- T'p* avttrains, dans une entrevue qu’iîs eurent à Vaucouleurs en Lorraine, conclurent gïunitun nouveau traité par lequel Albert renonçait à toutes ses prétentions fur le avec phi -Royaume d’Arles, qui jadis dépendoit de la couronne de France. De son li P? ekBíLcôté Philippe le Bel céda à sEmpereur toutes fes prétentions fur la Lorrainel’Alsace, ainsi que fur le Fribourg. Aussi disposant de ce pays en Souverain’

Albert, lors de la célébration du mariage de son fils Rodolphe, donna en douaireà ia Princesse Blanche la Terre de Fribourg en Suiflè & le Comté d’Alface (2).

Sous les deux derniers Empereurs les juifs avaient été cruellement perfécu!tés en Allemagne, à cette persécution durait encore; la haine de quelquesfaux zélés enflammoit le soulèvement du peuple, qui, ajoûtant foi aux dénon-ciations portées contre ces malheureux, en fit périr une podigieufe quantité ANuremberg fur-tout, ainsi qu’à Rottembourg, les juifs furent exposés 'auxrigueurs de la plus cruelle intolérance. Albert fit ceílèr ces horreurs, maisil ne put empêcher les désastres du célébré Mardochée d’Autriche, Rabin sa-vant & qui s’étoit distingué par des commentaires & des ouvrages très -esti-més. Dans un voyage qu’il faifoic d’Autriche à Treves, voulant passer parNuremberg, il y fut arrêté & pendu (3). La nation juive étoit encore plusviolemment persécutée en Hollande & en Frise, où le Comte Florent s’étoitrendu fort odieux à la noblesse du pays par la dureté de l'on gouvernement

Ste ;°; í CArmie. Olmar. Albert Argentin, png.no. Spener Hist. Gem. Uah.

Tb N "i':„ D “ ,el ***».*•*««»,»« ■