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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. X. s5 r

qu’il fe crut entierement rétabli ; mais pendant fa convalescence il mangea fi ^indiscrètement des melons,qu’il fut attaqué d’une violente difienterie,& en lemagnJ,*mourut le 19 d’Aoûc 1493, âgé de 78 ans dans la 54 année de son régné. 1440-15(9;

Ce que nous avons eu occafion de rapporter concernant cet Empereurnous * * “•* * “ "dispense de nous arrêter fur le jugement que l’on doit porter de ce Monarque.

Sous son régne le sceptre impérial perdit fa gloire & fa splendeur. Ses Peu-ples furent malheureux: ils éprouvèrent des désastres, des revers accablants:tant il est vrai que les regnes des Tyrans font moins à craindre que les regnésdes souverains foibles & pusillanimes. D Eiéonore son épouse Frideric avoireu cinq enfans, trois fils & deux filles: des trois fils ii ne ìaifia en mourant queMaximilien qui lui succéda, & deux filles, Tune qui mourut en bas âge, &l’autre qui fut mariée à Albert, surnommé le Sage, Duc de Bavière. Le der-nier acte de la vie de ce Prince fut la casiàtion de la donation du Tirol faite parSigismond d’Autriche en faveur d Albert, Duc de Bavière lors dc ion maria-ge avec Cunégonde,siiIe de Frideric, qd prétendoír que ce Comté, commeles autres fiefs appartenant à Sigismond, devoit revenir au Roi des Romains,

& que la cession du Tirol avoit été faite à Albert contre le consentement del’Empereur, ce qui la rendoit nulle de droit. Albert protesta contre cetteprétention, & fut soutenu desComtes Palatins, duPvoi de Bohême de l’Electeurdu Saxe, du Duc deBrunswich, du Landgrave de Hefie, des Evêques deWitzbourg, de Bamberg, de Ratisbonne, de Worner & de Spire. L Alle-magne étoit menacée d’une nouvelle guerre civile, mais Maximilien s’en-tremit pour la paix, & l’Empereur y consentit. II fut convenu qu Albertabandonneroit les nouvelles prétentions fur Ratisbonne qui feroit à rétablie dans-ses prérogatives de ville impériale, qui l’on céderoit Munich auDuc de Baviè-re, & à íes hértiers la seigneurie d’Abemperg, & qu’il céderoit le Tirol à lamaison dAutriche, lorfqu’on seroit convenu de de la dot de Cunégonde.

A peine on s’apperçut en Allemagne & dans l’Empire que Frideric III s’é-toit entierement éteint, fa mort ne fit aucune sensation; car depuis bien desannées il n’avoit pas la force de tenir les rênes du Gouvernement: par sonindolence & fur-tout par fa profonde indifférence pour i’honneur de son rang& la gloire de son trône, il s’étoit rendu fi méprisable, & avoit accoutuméles peuples h respecter si peu 1 autorité impériale, que les Electeurs ne défi- e Jl élu Lnu-roient que fa mort pour lui donner un Succefeur, d’antant plus capable de pireurs.-gouverner la nation & d’iilustrer son rang, • que ce chef pusillanime s’étoitfait mésistimer & qu’il avoit avili la puissance impériale. Le Prince qui fai-foit le plus espérer, étoit le fils de Frideric; Maximilien en effet réunifient àune valeur éprouvée en mille occasions,une habileté peu commune dans lésas-'faires,la plus rare prudence dans le conseil, une éloquence douce & persua-sive, un caractère ferme & des vertus éminentes, le zele le plus vif pour leprogrès des sciences & des arts qu’il protigeoit ouvertement, qu’il aimoit &culcivoit lui - même, lorsque des foins plus importuns éxigerent qu’il fe con-sacrât tout entier aux affaires publiques. Tel étoit ou dumoinstels’étoit montréprès que jufqu’aiors le Prince fur qui les Electeurs avoitnt depuis longtemsjetté les yeux.-Ils s’alfemblerent à Francfort & l’élurent unanimément Empe-reur:-leur choix fut généralement applaudi. Les Allemands & les Glands dei’.Emp.ire regardèrent ct-tte tkction comme l’heureux présage de l’éclat ■■ckms-