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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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4 88 HISTOIRE DE LE M P I R E

Scot. XII. LEmpereur eu: voulu entretenir la paix avec toutes les Puiflinces voî-flist. d'Al- fines, pour se livrer touc entier aux soins du gouvernement : mais on étoici« 8^648 menacé â'une rupture du côté des Turcs: la Transilvanie étoic toujours un_____ objet de discorde entre les deux Empires ; il y avoit alors trois factionsL'Empe~ dans cette province; celle des Turcs, qui prétendoient quelle leur apparce-reursepré - no j t par droit de conquête ; celle de la maison dAutriche, qui se fondoicguerre con- soT Hcord fait avec Botschkai, par lequel il avoit été statué que la Transilvanietre ìcs appartiendroit après la mort de ce Prince aux Archiducs dAutriche , Rois

Turcs. de Hongrie ; enfin un troisième parti réclamoit les anciens privilèges de lanation, & prétendoic que Botschkai navoic pu transmettre à dautres uneautorité, dont il nétoic que dépositaire. Ce fut à la faveur de ces dispo-sitions de la Noblesse , que Gabriel Battori parvint à se faire proclamerYVaivode: il envoya aussitôt après son élection, un Ambassadeur à Mathias,pour le supplier de confirmer le choix quon avoit sait de lui, & les minis-tres convinrent avec cet envoyé, que, si les Turcs attaquoient la Transil-vanie , Battori recevroit des garnisons Allemandes dans ses forteresses:lEmpereur, qui regardoic la guerre avec l'Empire Ottoman, comme in-évitable, convoqua les Etats de Hongrie à Presbourg; il demanda quil luifut permis de faire entrer ses troupes dans ce Royaume: les Grands répon-dirent avec fierté, qu'ils navoient pas besoin de troupes étrangères pour sedéfendre: quelques-uns ne lui dissimulèrent pas même, que les troupes Al-lemandes ne leur cnusoient pas moins deffroi que celles du Sultan. Aprèsde grands débats , on convint que si les Turcs rompoient la trêve , lestroupes Impériales entreroient en Hongrie, mais quelles seroient comman-dées par un nombre égal dofikiers Allemands & Hongrois, (t)

Dìett de LEmpereur espérant quil éprouveroic moins de difficultés de la partRatisbonne. si'une Dicte de lEmpire, & quil en obtiendroit des secours puisïàns , laconvoqua à Ratisbonne , nonobstant que la ville de Nuremberg fut indi-quée par la Bulle dOr pour le lieu les Empereurs doivent tenir la pre-mière Dicte après leur élection. Le Landgrave de Hefiè fit louverture delassemblée par un discours, il exposa en peu de mots , quels dévoientêtre les objets des délibérations. Pucher, Secrétaire de lEmpereur, pritensuite la parole, (2) & après avoir donné une idée des malversations &des abus qui sétoient glissés dans plusieurs branches de ladministration, ilindiqua les remedes quil falloit y apporter, traça un tableau pathétique desmalheurs que les Turcs faisoient éprouver à la Hongrie, & conclut par deman-der une subvention de cinq ans. Mais, les membres qui composoient la Dic-te , étoient trop occupés des dissensions intestines, pour prendre un vifintérêt à une guerre étrangère : les Protestants (3) vouloient quavant dePlaintes .délibérer fur la demande de lEmpereur, on leur rendît justice fur plusieursdes Pnte- g r i c f s ils exigeoient quon réprimât les usurpations continuelles du ConseilAulique, qui avoit enlevé à la Chambre Impériale la connoissance des assai-theiîjues. res de Religion, quoique, par les Constitutions Impériales, il dût se

borner

(1) Schadsas ubi fupr. (2) Londorp T. x. fart. r. C. 38. Helvic L. 5. p.J+o. ( 3 ) Ludolph. L. 13. c. 2. Khevenhuller T. 7. p. 56.