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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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49 2 HISTOIRE DE L'E m p I r e

Sect. Xll. & petit-fils de r Empereur Ferdinand I. Ce Prince, par h haine quHtìifl. dAl- avoit jurée aux Protestants, par son talent pour dissimuler ses véritablesms8^m 8 le n c i m e n s, en couvrant ses projets dambition & de vengeance, du voile

Lj_ 4 de la modération & de famine, en lin par ses maximes fur la religion des

í'ermens,montroit déjà quil étoit du même sang que Charles V: ces quali-tés, quon a malheureusement cru longtemps nécessaires aux grands Rois,avoient mérité à Ferdinand de la part du Roi dEspagne , des senti me n sdestìme que les Rois ne devroient accorder quà la vertu. Mathias présen-ta lArchiduc aux Etats de Bohême, il leur dit (1), que se trouvant sansensans il avoit cru devoir adopter l'Archiduc Ferdinand pour son fils &quil ne croyoit pas pouvoir mieux reconnoître le zele quils lui avoienttoujours témoigné, quen les exhortant à le couronner, & à lui assurer lasuccession éventuelle de Bohême: les Catholiques répondirent à ce discoursMathias par des cris de joie ; mais les Protestants exigerent que P Archiduc confit-fait couron . mât les privilèges qui leur avoient été accordés par Rodolphe II en 1609:nsr nouveau Roi jura aux pieds des autels & à la face de la nation, de nr

tyind Roi de j ama s les,troubler dans le libre exercice de leur religion; quand au sortirBohême. de cette cérémonie sainte, & tandis que les Protestants font retentir Pair decris de Vive Ferdinand , le protecteur , le reflaurateur de ms privilèges,ce Prince se renferme dans son oratoire, &, prosterné aux pieds dunJésuite, révoque le serment solemnel quil vient de faire, & jure à cesmêmes Protestants une haine implacable. 11 fut couronné le 29 Juin delannée 1617.

Une funeste expérience apprit bientôt aux Protestants le peu- de confian-ce quils dévoient avoir aux promesses de leur nouveau Souverain ; ilsavoient (2) bâti deux temples fur les terres de lArchevcque de Prague& de lAbbé de Brunau; les Catholiques les firent détruire & la.cour de1618. Vienne approuva leur conduite: les Protestants furent consternés, mais leurabattement sc tournant tout - à-coup enrage, ils sassemblent dans la pla-ce publique de Prague & jurent de mourir plutôt que de souffrir quonRévolte des porte la moindre atteinte à leurs privilèges. Le Comte de Thurn ou de laj r °$w ntS Tour se met à leur tête; ils se rendent au château, pénétrent dans la sallee 0 .me. j e Conseil étoit assemblé (3), & dans les premiers mouvements de leurfureur irritée par la réponse hautaine de deux de ses membres, ils les préci-pitent par les fenêtres: cétoient les Barons de Slabata & de Mardnitz;Fabricius, Secrétaire du Conseil eut le même forer la chute ne fut cepen-dant funeste à aucun, & Fabricius, dont un pareil fautnavoit point décon-certé la gravité , conserva assez de sang froid pour faire des excuses auBaron de Slabata, fur lequel il étoit tombé. Après une telle action il né-Le s révoltés toit plus possible de reculer: les révoltés sassurent du château & des sor-semparent tereslès de Prague, reçoivent te serment de la garnison, nomment trentede Prague, directeurs pour administrer les affaires du Royaume , & bannissent de la vil-le les Jésuites, & tousses citoyens soupçonnés Rattachement pour lEm-pereur. Telle fut l'origine de cette guerre désastreuse, qui déchira lEm-

S Khevenhuller T. 8. p. 375. Mercur. Gallo - Selgic. T. 7. p. 885.

Masenius Ann. Trevir. L. 23. p. 460. (z) Ravins Per. 10. &£. 2 -

p. 1052. p.ipus Egitomt nr, Gsm ; p« S.