Buch 
40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
Seite
496
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE V E M P I R E

496

SrcT.XiI. Lusace, & la Bohême trembla pour ses frontières: les habitants de cetteHijl. dAl- contrée , séduits par les riches promesses de leur nouveau Souverain ,Ìs'sBmóaS avo ' cnc cru c î ue lotis les trésors de lAngleterre aboient leur être prodi-_ 1 gués; mais, lorfquils virent Frédéric, abandonné par son beau-pere, in-digent fur le trône, leur demander à eux-mêmes largent quils attendoientde lui, ils murmurèrent; la plupart quittèrent ses drapeaux: les villes quilavoient reçu avec enthousiasme ne le revivent quavec crainte ; farinéeImpériale trouva des conquêtes faciles. Frédéric osa tenter le fort descombats, persuadé quune victoire suffiroit pour lui ramener les esprits alié-L'Eledeur nés (1) ; ce fut à la vue de Prague, que se donna la bataille qui décidavaincu'íf âu sort de la Bohême. Frédéric fut vaincu, & senfuit en Silésie ; lesmisauban vainqueurs entrerent dans la capitale, & chargèrent de fers les chefs de lade l'Em- faction Palatine. Ferdinand mit alors au ban de lEmpire & lElecteur &pîre. f es alliés, les Etats de Silésie fe hâtèrent de prévenir par leur fourmilion la

ie2l vengeance du Monarque Autrichien. Jacques voulut envain commencer un

accommodement : Ferdinand méprisa un Prince qui avoit si lâchementabandonné son gendre; &, quant à Frédéric, il ne crut point quil futde la dignité de lEmpire de traiter avec un ennemi, dont le sort des armesPlusieurs kvoit fait un coupable. Le Roi de Dannemarck offrit íà médiation;elle futPrinces of- reçue avec plus dégards, mais fans fruit: on exigeoit quaprès avoir renon-frent ir.uii - c é è> la couronne de Bohême, lElecteur cédât le haut Palatinat au Duckmenisieur ^ B av j ere cette condition parut trop dure; mais le Duc, aidé par lesEspagnols, conquit ce quon ne vouloit pas lui abandonner. Mansfeld leforça bientôt à la retraite, & conserva les Etats de lElecteur, tandis queL' Eleveur Prince, sorti de la Silésie, fe retiroit en Hollande; un ennemi dePalatin fe lEfpagne & de la maison dAutriche étoit sûr de recevoir un accueil favo-r etire en. rable. Les Rois de Dannemarck Lt d'Angleterre sirent de nouveaux effortsHollande, ^our siéchir l'Empereur; mais, â toutes leurs propositions, Ferdinand nerépondit, quen rappellent toute la conduite de lElecteur, fes intrigues,ses vues ambitieuses, ses démarches turbulentes. Celui-ci, du fonds de laHollande, nommoit un Commissure Général dans les Etats quil avoit per-dus; cétoit le Duc de Jcegerndorf: cet officier,plus habile ou plus heureuxque son maître, prit Tropaw, Neisiê, Glatz, les terres de Schmirsitzkyen Bohême,Costolitz, &c. leva de fortes contributions dans dautres villes,& ravagea ce quil ne put ou conquérir, ou conserver: mais ces succèsnempêcherent pas les principales têtes du parti de Frédéric de tomber sousle fer dun bourreau.

Cette sévérité, loin dabattre entièrement le parti de Frédéric, fit uneffet tout contraire; lindignation que causerent les supplices, augmentaChrilUern intérêt quinspiroient ses malheurs. Christiern de Brunswick , & lede Bruns- Prince de Bade-Dourlac sunirent pour défendre le Palatinat; le Landgra-wick rava- ve de Hesiè Cassel embrasià auííì fa cause , moins par amitié pour lui quege la IVest- p ar { ia ; ne contre le Landgrave de Darmstadt qui servoit la maison dAu-~ M i622. lriche (2). Christiern fut vaincu, se retira dans la Westphalie, & ycommit des ravages cruels qui ne répartaient point fa défaite. Mansfeld,

plus

(t) Struv.

(2) Merc. Gallo-Belg. Carafa.