HISTOIRE DE V E M P I R E
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SrcT.XiI. Lusace, & la Bohême trembla pour ses frontières: les habitants de cetteHijl. d’Al- contrée , séduits par les riches promesses de leur nouveau Souverain ,Ìs'sBmóaS avo ' cnc cru c î ue lotis les trésors de l’Angleterre aboient leur être prodi-_ 1 gués; mais, lorfqu’ils virent Frédéric, abandonné par son beau-pere, in-digent fur le trône, leur demander à eux-mêmes l’argent qu’ils attendoientde lui, ils murmurèrent; la plupart quittèrent ses drapeaux: les villes quil’avoient reçu avec enthousiasme ne le revivent qu’avec crainte ; farinéeImpériale trouva des conquêtes faciles. Frédéric osa tenter le fort descombats, persuadé qu’une victoire suffiroit pour lui ramener les esprits alié-L'Eledeur nés (1) ; ce fut à la vue de Prague, que se donna la bataille qui décidavaincu'íf âu sort de la Bohême. Frédéric fut vaincu, & s’enfuit en Silésie ; lesmisauban vainqueurs entrerent dans la capitale, & chargèrent de fers les chefs de lade l'Em- faction Palatine. Ferdinand mit alors au ban de l’Empire & l’Electeur &pîre. f es alliés, les Etats de Silésie fe hâtèrent de prévenir par leur fourmilion la
ie2l ‘ vengeance du Monarque Autrichien. Jacques voulut envain commencer un
accommodement : Ferdinand méprisa un Prince qui avoit si lâchementabandonné son gendre; &, quant à Frédéric, il ne crut point qu’il futde la dignité de l’Empire de traiter avec un ennemi, dont le sort des armesPlusieurs kvoit fait un coupable. Le Roi de Dannemarck offrit íà médiation;elle futPrinces of- reçue avec plus d’égards, mais fans fruit: on exigeoit qu’après avoir renon-frent ir.uii - c é è> la couronne de Bohême, l’Electeur cédât le haut Palatinat au Duckmenisieur ^ B av j ere • cette condition parut trop dure; mais le Duc, aidé par lesEspagnols, conquit ce qu’on ne vouloit pas lui abandonner. Mansfeld leforça bientôt à la retraite, & conserva les Etats de l’Electeur, tandis queL' Eleveur cé Prince, sorti de la Silésie, fe retiroit en Hollande; où un ennemi dePalatin fe l’Efpagne & de la maison d’Autriche étoit sûr de recevoir un accueil favo-r etire en. rable. Les Rois de Dannemarck Lt d'Angleterre sirent de nouveaux effortsHollande, ^our siéchir l'Empereur; mais, â toutes leurs propositions, Ferdinand nerépondit, qu’en rappellent toute la conduite de l’Electeur, fes intrigues,ses vues ambitieuses, ses démarches turbulentes. Celui-ci, du fonds de laHollande, nommoit un Commissure Général dans les Etats qu’il avoit per-dus; c’étoit le Duc de Jcegerndorf: cet officier,plus habile ou plus heureuxque son maître, prit Tropaw, Neisiê, Glatz, les terres de Schmirsitzkyen Bohême,Costolitz, &c. leva de fortes contributions dans d’autres villes,& ravagea ce qu’il ne put ou conquérir, ou conserver: mais ces succèsn’empêcherent pas les principales têtes du parti de Frédéric de tomber sousle fer d’un bourreau.
Cette sévérité, loin d’abattre entièrement le parti de Frédéric, fit uneffet tout contraire; l’indignation que causerent les supplices, augmentaChrilUern intérêt qu’inspiroient ses malheurs. Christiern de Brunswick , & lede ‘ Bruns- Prince de Bade-Dourlac s’unirent pour défendre le Palatinat; le Landgra-wick rava- ve de Hesiè Cassel embrasià auííì fa cause , moins par amitié pour lui quege la IVest- p ar { ia ; ne contre le Landgrave de Darmstadt qui servoit la maison d’Au-~ M i622. lriche (2). Christiern fut vaincu, se retira dans la Westphalie, & ycommit des ravages cruels qui ne répartaient point fa défaite. Mansfeld,
plus
(t) Struv.
(2) Merc. Gallo-Belg. Carafa.