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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE LE M P I R E

Sect. XII. che. Les Protestants asiemblés à Leipsig navoient point encore pris lesiíiji. d Ai- armes p 0ur seconder celles de Gustave; puisiants par leur union, puistàntsP ar ^ voisinage de larmce Suédoise, ils déclarèrent à Ferdinand quils ne.

--vouloient plus supporter les charges énormes dont il accabloit lEmpire,

Les Protes- n i ouvrir le passage fur leurs terres aux troupes Autrichiennes, qui les ra-

tants s'aj-(emhlent àLeipsig.

vageoient, & que sil refusoit de les satisfaire, ils employeroienc la forcepour ly contraindre: en même temps ils résolurent de lever quarante mil-le hommes, & détablir un Conseil permanent , qui veilleroit à la sûretédes Etats Protestants. A ces préparatifs lEmpereur noppofoit encore quedes édits & des lettres comminatoires: déjà Gustave étoit maître de Franc-fort fur lOder, de Colberg, de Demmin, avant que Ferdinand sortît deLe Comte son orgueilleuse inertie & laiííat un libre cours à lardeur du Comte deiíe Tilíy ai* Tilly. Ce Général assiégea Magdebourg, espérant en faire le boulevard"iriue íavil à l'Empire & arrêter les progrès de farinée Suédoise; en effet il lempor-iTde Alag- ta âassaut; mais il la fit réduire en cendres, & de toute cette ville, il nedebourg. resta que les remparts, une église, & quelques cabanes de pêcheurs: lesElecteurs de Saxe & de Brandebourg tremblèrent au bruit de ce désastre,& différèrent de fe déclarer pour Gustave. Ce Prince marcha droit à Ber-lin, & força lElecteur, k lui livrer Spandau pour sûreté du pastage deses troupes tant que la guerre dureroit. On vit bien alors quil falloit savoirou pour ami, ou pour ennemi; &, entre ces deux partis, il ny avoìtpoint à balancer : le Landgrave de liesse fe hâta de réclamer son' appui ;Gustave sengagea à lui faire restituer tous les fiefs que lEmpereur avoicenvahis dans lès états; il consentit k y recevoir les troupes Suédoises, & h{mettre son armée fous les ordres de Gustave (i)-

Les troupes Autrichiennes qui revenoient dItalie avoient forcé les Prote-stants de Suabe & de Françonie à fe détacher de la Ligue de Leipsig: leComte de Tilly sic de vains efforts pour engager lElecteur de Saxe k suivreL'Ek&eur lexemple de cette défection: Jean Georges ne fe laissa point abuser par dede Saxe con- vaines promesses ; il trouvoit plus de réalité dans la protection de Gustave,r ÌVaïiiance & P^ us de danger k la refuser. 11 traita avec ce Prince , & lui remit leoffensive commandement des troupes ; il sengagea k fournir des vivres à larmée Sué-

defensive doife, tant quelle feroit occupée à la défense de son Electoral ; & k ne

avec la faire aucune paix particulière avec lEmpereur. Bientôt les armées seue f trouvèrent en présence sous les murs de Leipsig; Gustave qui avoit autantde prudence que de courage , ne vouloir point hazarder une action géné-rale avant davoir étudié le caractère , le génie des étrangers quil avoit fousses ordres ; mais lElecteur qui vouloir délivrer des hôtes incommodesquil avoit fous ses ordres, dit quil iroit seul k lennemi , si lon refusoit dele suivre: sattaque fut enfin résolue. Le Roi de Suede commandent laîledroite, il avoit derrière lui le célébré Bannier digne éleve dun tel maître:le Colonel Teufel conduisoit le corps de bataille ; & laîle gauche étoitcommandée par le Maréchal de Horn & lElecteur de Saxe. Dans larméeImpériale Tilly sétoit placé au centre , le Comte de Furstemberg à ladroite, le Comte de Pappenheim à la gauche : elle étoit sortie de ses re-

(i) Puffendorf L. z.